❝ ⊹ let her go ( echiel) ❞

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PARCHEMINS : 97
AMORTENTIA : LE COEUR A SES RAISONS QUE LA RAISON IGNORE.
PATRONUS : INCAPABLE D'EN PRODUIRE UN.
PARTICULARITE(S) : EMPATHE.

Castiel Rosenthal
Some people just need a hug around the neck, with a rope.


TON RAPPELTOUT
QUATRE CENT ANS AVANT:
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MessageSujet: ⊹ let her go ( echiel)   Sam 18 Jan - 14:22


let her go.



(passenger) ▽ only know you love her when you let her go
Derrière ce long murmure qui se stoppe, il y a un éclat lumineux qui danse dans les ténèbres de tes pupilles, il y a une ombre passagère auréolée de charme & de souvenirs qui filent dans une nuit noir, te laissant dans ton amertume, dans ta peur.  Elle n'est plus là & tout déraille autour de toi.  Les sentiments s'affolent, t'accusent, te pressent, te susurrant de te donner sans mesure à cette folie qui te dévore.  Et ils se déchaînent, brutal, terrible sur les rives de ton empathie, s'appropriant ton cœur en miette. Tu ne sais plus ce qui est bien, ce qui est mal. Tu perds le nord. Et puis, il y a tes croyances qui s'effondrent comme ton armure. Tu es harcelé, traqué par la moindre émotion. Mis au  pied du mur, tu sais que tout n'est que poudre aux yeux. Ton apparence, tes sarcasmes, les mots, les baisers que tu donne. Rien n'est vrai & tu te noie dans tes mensonges.

A ton tour tu voulais t'enfuir. Loin & vite. Ne plus penser à rien & surtout pas à cet océan tourmenteur qui venait te saisir dans ses griffes acérées qu'on nommait existence. Ses existences & leurs émois qui se lançaient – hélas!- si fort, si désespérément vers toi, jaillissant comme la lave d'un volcan. Tu ne les as jamais aimé tes sentiments qui te fument, t'écrasent. Hier, tu pouvais les contenir. Hier le contrôle glissait entre tes doigts. Aujourd'hui il se tire & tu morfles. Esseulé, percuté, avalé & vomi mille fois, tu n'es que la croisée d'une guerre, le tumulte des lames qui s'entrechoquent, ripant contre ton cœur à l'agonie. T'en peux plus. Tu connais pourtant bien l'empathie & ses vices. De père en fils, même en fille, personne n'est épargné, la malédiction du viol des émotions s'abat lourdement sur vous, coulant dans les veines de chacun d'entre vous. On te donne le nom de Prince, Prince au cœur de pierre, de glace qui refuse de s'émouvoir, se mouvant dans la froideur & la solitude, habitée par les ombres de ton don trop pesant sur tes épaules de damoiseau. Enfant, on avait prié pour que tu sois épargné. Adolescent, on avait supplié pour que la folie te laisse en paix. Maintenant, tu voulais juste bannir la douleur qui te crevait l'âme. Tu voulais juste partir, céder comme l'enfant que tu as été jadis, pulvérisé par la violence de ta mère. Au fond, tu sais que tu l'es encore, cet enfant. Ce gamin de six ans & demi aux yeux salis par une haine acide, le corps & l'esprit rongé par la peur, la peur vicieuse & alarmante qui s'engrange dans ton être, qui te serre entre ses griffes. Ça glisse, ça roule, ça remonte. Tu dégueules ta peur dans tes tremblements. Tu t'enfuis, vite & fort, tu voudrais t'envoler, tel cet oiseau de feu qui ne cesse de renaître pour fuir dans un battement d'aile. Tu es lâche, tu décampe face à tes peurs.

Déserteur de tes propres combats, les pierres ricochent, hurlent sous tes pas brutales. Tu ne cours pas & pourtant tu es pressé en traversant les couloirs, pressé en fondant sur cette porte un samedi matin. Tu n'as jamais aimé ce lieu. Ta blonde de meilleure amie qui roule comme une addiction sous ta peau, en avait l'habitude. Ce silence qu'hier tu détestais, te semble aujourd'hui être ton seul havre de paix, l’œil de ton cyclone personnel. Le calme t'enveloppe, étouffe ta peur perverse qui s'insurge déjà. Révolutionnaire avant l'heure, elle se débat comme un animal pris au piège, refusant sa mort.  Et tu l'ignore, t'élançant vers le fond de la bibliothèque, là où il n'y aura personne pour te déranger, se glisser entre toi. Il n'y a jamais personne les samedis matins. Tu ne ressens rien d'autre que toi & la profondeur de ta détresse quand tu te laisse tomber au sol, contre un meuble chargé des livres les plus précieux du monde magique. Tu es seul, prostré dans tes tempêtes de questions, d'incompréhension & de douleur. Tes mains te cachent le visage, le mangent pour ne pas te montrer au monde entier & tu craque. Tes fissures te morcellent, te déchirent & il n'y a que le ciel orage de tes blessures.

Tu restes un moment ainsi, blotti dans ce silence apaisant, tes pleurs ravageant ton visage, creusant un éternel chemin de guerre. Tu as besoin de plus de temps quand des pas se font entendre. Tu as besoin de reconstruire ton masque, de glisser dans tes ombres familières, de ne pas être ce livre ouvert. Pourtant, elle te semble familière quand elle s'approche. Elle n'est pas faite de ton obscurité, mais tu as un souvenir qui danse à la surface de ton âme, qui danse sous tes paupières. Cette fille aux cheveux blancs au fond d'un couloir sombre, cette poupée aux grands yeux qui glisse ta main dans la tienne, apaise ton chagrin un instant, sur laquelle tu t'accroche, désespérément, follement, comme un enfant qui cherche cette mère absente, comme un enfant qui aime trop, qui l'aime trop. Tu l'as laissé partir, s'enfouir dans ta mémoire. Pour ne pas trop souffrir. Pour ne pas réaliser qu'elle n'était pas ta mère. Elle n'a rien d'elle. Ses cheveux d'ébène en bataille glissent sur ses épaules, ses lunettes & ses yeux rêveurs lui donnent un air doux. « Qui … Qui es-tu ? », un murmure doux & menaçant. Ton cœur explose sans que tu en dessine les raisons. Tu l'aime mais tu ne sais pas comment, ni pourquoi.
(c) AMIANTE



THE NIGHTINGALE
est-ce que quelqu'un ici, a croisé mon amour... ? elle a les yeux tristes et le corps du Christ. Elle aime bien traîner par ici, le corps comme un festin ; pour offrir aux chiens le vide entre ses reins. AND THE SNOW QUEEN - saez, lula.
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AVATAR : ∞ emilia (lovely) clarke.
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AMORTENTIA : ∞ noah ; je m'enivre à deviner ton étoile au ciel, ton sourire au bord des larmes.
PATRONUS : ∞ dragon.
PARTICULARITE(S) : ∞ dragonnière (au don endormi) | tête de turc des autres élèves | bizarre, vraiment très bizarre | membre des licornes de l'arc-en-ciel.

V. Ēchṓ Laertiadis
she's like the wind.


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MessageSujet: Re: ⊹ let her go ( echiel)   Mar 21 Jan - 5:25

castiel rosenthal & echo laertiadis + Il était une fois c'est comme ça qu'une histoire commence. On a tous en mémoire un reste au fond de soit, d'enfance. On part pour la vie sans la choisir vraiment + Si casser des murs peut nous rapprocher. Briser des silences, plus cris en compense. Je serai l'armure pour te protéger. Qu'enfin tu respires, libre de rester.(ch. I)



Les samedis matins étaient les moments qu'Echo préférait et pour cause : elle pouvait se rendre à la bibliothèque et profiter seule des lieux, sans personne autour d'elle. Pas qu'elle fut misanthrope, ô non pas du tout, mais elle avait la fâcheuse tendance d'attirer un peu trop sur elle l'attention peu importe où elle se rendait et jamais de la bonne matière. Echo était ce qu'on pouvait appeler une tête de turc, un punching-ball sur pattes et si elle ne se plaignait jamais de sa situation, si elle n'en voyait pas la gravité, il était vrai qu'elle aimait ces moments où personne ne lui disait que ses cheveux ressemblaient à des vermicelles ou que ses lunettes rondes lui donnaient l'air d'une plouc – peu importe ce qu'une plouc pouvait bien être d'ailleurs. Cependant, pour la première fois de sa vie, Echo dérogea à sa première règle de se rendre tous les samedis matins à la bibliothèque et pour cause... elle s'y réveilla. Oui, elle s'y réveilla aux premiers rayons du soleil qui vinrent caresser son nez fin, lui faisant relever le visage de son parchemin d'histoire de la magie qui lui avait servi d'oreiller et qui avait laissé sur sa joue des lettres noires à la calligraphie parfaite. Se frottant tout doucement les yeux de ses petits poings avant de poser ses lunettes devant ceux-ci, elle regarda tout autour d'elle avec embarras, gênée de s'être endormie là – mais personne ne semblait être présent, à son grand soulagement. Soupirant silencieusement, elle se releva lentement, pataude et maladroite, encore à moitié endormie, quand elle crut entendre un sanglot provenant d'une allée sombre un peu plus loin. Penchant la tête sur le coté, elle pensa une seconde avoir rêvé, mais alors qu'elle rangeait ses livres dans son sac à dos, elle entendit une nouvelle fois un très léger bruit en prévenance du coin presque caché de la bibliothèque et la poufsouffle se demanda qui pouvait bien s'y trouver – et surtout pourquoi. Reposant timidement et discrètement ses affaires sur la table, elle s'avança sans faire de bruit et avec précaution jusqu'à la personne mystère, passant lentement son visage barbouillé d'encre entre les allées pour voir ce qui pouvait bien se passer. En temps normal, la fausse brune n'était pas aussi curieuse ni même audacieuse mais il lui avait semblé percevoir que ces bruits, ces sons étaient emplis d'une certaine tristesse et s'il y avait bien une chose à laquelle la poufsouffle ne pouvait pas rester insensible c'était la souffrance des autres. Ses yeux pâles s'écarquillèrent lentement de surprise quand – malgré les années, malgré les changements, malgré les nombreuses choses qui s'étaient passées entre temps – elle reconnut cette silhouette recroquevillée contre le sol. Peut être était-ce sa position, cette détresse dans sa voix, cette fêlure dans son regard mais Echo n'eut aucun mal à se rappeler le petit garçon qu'elle avait un jour croisé à l'asile, à qui elle avait tenu la main, qu'elle avait serré sur son cœur pour lui donner un peu d'amour – lui qui semblait à cet instant comme aujourd'hui. S'approchant timidement, elle plia ses jambes pour se mettre à sa hauteur, ses fesses à quelques centimètres du sol alors que sa tête se penchait lentement sur le coté, comme celle d'un animal curieux face à une chose fortement intéressante qu'on lui présenterait. « M-Mon nom est E-Echo. » Qu'elle dit, de sa voix hésitante, terriblement douce et à peine plus élevée qu'un murmure. Tenant tout doucement ses manches bien trop grandes dans le creux de ses mains, elle tend tout doucement ses bras pour venir essuyer ses joues lentement, avec une douceur maternelle qui lui est propre alors que de nouveau ses lèvres s’entrouvraient dans un flot de paroles chuchotés, comme un secret entre eux deux. « P-Pourquoi tu pleures... T-tu es triste, Αηδόνι ? » Αηδόνι, Autrement dit, Rossignol en grec. Non, Echo n'avait aucune connaissance du passé du brun – elle ne connaissait à vrai dire même pas le sien – mais c'était ainsi qu'il lui était apparu il y a bien des années. Comme un frêle rossignol qu'elle avait un jour soigné en Grèce après qu'il soit tombé de son lit et que sa mère n'en ait plus voulu. Elle s'en était personnellement occupée, l'avait nourri et aidé à guérir avant de le laisser s'envoler de nouveau. Il était un rossignol lui aussi, elle l'avait ressenti ce jour là et au fond d'elle, elle pouvait encore l'éprouver. Αηδόνι, le nom qu'elle lui avait offert ce jour là, le nom qu'elle lui donnait de nouveau ce jour là – à défaut de savoir celui que sa mère lui avait donné. Tout doucement, elle retira ses mains qu'elle ramena vers elle, les pressant timidement l'une contre l'autre alors qu'elle ne le quittait pas de ses yeux trop grands, de ses yeux trop rêveurs, de son regard fissuré par la vie – mélancolique et absent. Et pourtant, elle était là pour lui à cet instant, elle était là comme un souvenir sortit d'une mémoire brumeuse et qui avait soudainement pris forme pour répondre au besoin inconscient du serpentard. Sans même le savoir, sans même en avoir conscience, elle avait une nouvelle fois entendu son appel et elle lui était revenue. Elle lui était revenue dans ces jours sombres où une mère était ce qu'il avait besoin. Et à défaut de pouvoir prétendre à un tel titre par le sang, peut être pourrait-elle le faire par le cœur.



come and take a walk on the wild side. let me kiss you hard in the pouring rain. you like your girls insane. choose your last words, this is the last time. 'cause you and i, we were born to die. NECHO
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