❝ ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini) ❞

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Castiel Rosenthal
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MessageSujet: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Ven 27 Déc - 16:45


une bombe est tombée.



(1789) ▽ tant d'interdits sur mes lèvres.
Un été à souffrir, une rentrée aux couleurs du deuil, il y avait l'amertume sur ta langue, la sensation d'un vide, d'un manque à perte de vue. Et ça te crève le cœur, ça te bousille, déchirant brutalement ta raison. Tu tire sur de nouvelles chaînes qui t'entravent le corps & les sentiments. Tu luttes en vain pour ne pas te noyer, pour résister. Mais déjà, tu es emporté à mille lieux au sommet de ta douleur. Il n'y a plus de liberté sans elle. Il y a juste la sensation monstrueuse d'un cœur battant follement, à tout rompe, menaçant de détruire toutes tes défenses. Un cœur dont tu ne soupçonnais pas l'existence, un cœur qui s'est réveillé de son long hiver pour te faire souffrir mille et un maux.  La neige n'est plus reine,  l'été est revenu, fulgurant, désagréable, acide. Et un frisson roule, tu ne peux pu mentir. Tu ne peux pas dire que tu t'en fous, que tu n'as pas besoin d'elle, qu'elle ne résonne pas avec force en toi. Elle s'est installée en reine cruelle, en princesse du froid que tu rêve de cueillir encore d'un baiser, d'une étreinte. De son trône, elle te soumet, esclave de ses émois, esclave de ce débâcle furieux de sentiments qui s'élance vers elle, s'écrasant brutalement sur des murailles imprenables. Et c'est une colère qui t'habite dans chacun de tes pas. C'est une brûlure menaçante qui s'enlace à ton âme, tu as beau user & abuser de tous tes charmes pour un regard, un mot, elle ne fait que fuir, prendre la poudre d'escampette, te fuir. Elle ne t'aime pas, elle n'a jamais été ton amie, elle ne fait que jouer avec toi, encore & toujours. Comme des milliers d'autres, comme ses filles qui t'attendent sans te comprendre.  Elle, c'est juste pire, elle était ce tout, cette amie & elle est dorénavant cette ennemie aux courbes ensorcelantes, cette inconnue que tu ne sais plus apprivoiser. La vérité, c'est juste qu'elle a joué avec toi. La vérité c'est que t'es trop con, que tu t'attache trop vite & à chaque fois, tu tombe, pantin trop libre & trop fragile, sous ses coups. Tu ferais mieux de renoncer, de comprendre, de saisir. Mais, tu ne peux pas, tu ne veux pas.

Elle est ce corps qui se tend sous tes assauts, elle est cette passion aux saveurs inconnues. Elle est elle. Dans chaque sursauts de ses sentiments, dans les fissures de sa douleur, dans la beauté de ses larmes, elle est tienne, tu la veux dans le creux de tes bras, dans le feu accusateur de sa tendresse, mêlé à la violence de tes lèvres qui s'écrasent. Elle t’obsède & comme une drogue, tu veux plus, tellement plus, d'elle. Te l'arracher, ne plus l'avoir est ta torture, ton enfer pavé de solitude. Tu ne veux plus jamais être seul, tu ne veux plus jamais qu'elle soit loin. Tu la veux, tu la désire. Tu veux l'aimer sans connaître le sens de ce mot, sans saisir tout ce qu'il implique. Tu voudrais retourner en arrière, avoir encore du temps. Du temps pour l'aimer, pour la comprendre, pour l'apprivoiser sans interdits sur tes lèvres. Cependant, tes plaisirs se taisent, n'osent pas, n'osent plus, les mots restent bloqués, le cri se serre. Ton silence te fait mal, son silence te détruit. Vos non-dits auront votre peau, grifferont & emporteront le reste. Mais tu sais, toi, qu'il restera cette colère étouffante que tu traîne à bout de souffle, à bout de tout.

Et tu tangue sous le désir colérique qui t'embrase, tu tangue sous le poids des faux-fuyants & des douleurs qu'elle t'impose. Combien d'hommes sont tombés pour elle ? Combien sont soumis au sort qu'elle t'a lancé ? Tu supplie pour être le seul. Tu sais que tu l'es à l'avoir touché ainsi, pour avoir osé poser tes yeux sur sa douleur, pour oser la regarder ici, dans ce couloir gelé, ta baguette crépitant, s'emportant sous la violence de tes émois. Tu as peur que déjà tu ne fasse plus partie de ses envies, qu'elle t'ait déjà éclipsé. Te touchant avec force, tu la scrute. Sans doute ne veut-elle déjà plus de toi, & elle s'éloigne de sa démarche élégante, calme comme un serpent qui ne veut se faire repérer. Elle se fait ombre & toi, tu bouille. Le feu te dévore & s'emballe. Tu ne peux supporter qu'elle t'ignore, qu'elle te délaisse, qu'elle ouvre ses bras à d'autre que toi, que tes sentiments se leurrent. Elle te frustre & dans un mouvement brusque, tu lui attrape le bras.

Choc. L'électricité du contact te fait frissonner & tes doigts refusent de lâcher son bras blanc.  Ne pars pas ! Retourne toi ! Regarde-moi!, rêves-tu de lui dire, mais tu ne sais pas parler, ta gorge se noue. Les mots sont des faiblesses, te soufflait ton père. Tu n'as pas besoin de parler de tes sentiments, on les a toujours ressenti pour toi. Et au fur & à mesure du temps, tu n'as jamais appris à dire ses mots tellement commun, tu n'as jamais pris le temps de mettre des mots sur tes relations. Elles étaient là, ça suffisait. Mais il y a eu NJ & depuis, ce qui te touche c'est elle, ce qui fait mal c'est elle. Elle te tuera. « Weiss. », tes yeux s'embrument d'un noir intense inspirant un désir ombrageux & une colère sans limite qui renverserait montagne & terre, qui la ruerait de coups si ce n'était que des actes. Elle n'est plus un long fleuve tranquille & vous vous faites faces, échos parfaits de sensations douloureuses, d'un manque insoutenable.

Et tu te vois la tirer contre toi, l'enserrant dans tes bras sculpté par la violence des coups de battes en plein soufflage. Tes yeux se noient dans les siens. Et quelque chose grimpe, monte & vit en toi, menaçant de jaillir. Tes lèvres en tremblent. Tu n'oublie pas. Tu ne le peux pas. Elle a passé une éternité à t'ignorer, à jouer l'indifférente. Mais tu ne veux plus jouer. Tu es las de ses jeux de dupe, tout ce que tu veux se résume dans ce corps, sur le fil du rasoir de ses émotions. Et tes lèvres s'écrasent, l'attirance est terrible, dangereuse, monstrueuse, elle enfle un peu plus à chaque seconde. Et tu viole son intimité, t'élançant entre ses lèvres, conquérant un autre territoire, la plaquant au mur, bloquant son corps contre le tien. Avide, tu t'empare d'elle, tu réapprends ses courbes, tu caresse ses lèvres des tiennes en plein couloir, te foutant de ce qu'on dira. Par merlin, elle t'a tellement manqué, rien n'y suffit, il te faut juste elle. Elle est la seule à pouvoir te faire sentir cette sensation de plénitude. Tu te sens entier entre ses lèvres, tu te sens bien avec elle. Mais tu sais que rien ne dura, que ceci ne peut résister à cette réalité. Le rêve doit se briser & tu quitte ses lèvres, le cœur au bord des lèvres, une colère devenue triste au fond des yeux noirs. Tu es l'enfant qui ne sait pourquoi on l'abandonne & tu ne comprends pas. Tes mains remontent, faisant une coupe à sa gueule d'ange, la scrutant, l'empêchant de te fuir. «  Pourquoi ? », lui souffle-tu une mèche de cheveux tombant sur ton regard, lui cachant tes prunelles qui cherchent à comprendre & qui n'ont aucun écho. Tu souffle en silence ; Pourquoi n'as-tu jamais répondu ? Pourquoi me fuir ? Pourquoi m'oublier ?. Et tu glisse dans un murmure, ta voix menaçant de se briser ; « N'était-ce qu'un jeu ? ». Un de ceux qui font mal, un de ceux dont tu ne connais pas les règles, un de ceux où il ne peut y avoir qu'un vainqueur.  Toi, tu n'as jamais joué avec elle.  Tu ne peux pas te le permettre. Tu as sur la bouche le goût de son honneur perdu, de sa vertu volée, tu as ce tout qui te ramène à elle.
(c) AMIANTE



Dernière édition par Castiel Rosenthal le Dim 23 Fév - 18:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Ven 27 Déc - 19:21


& a emporté ma raison

(Cléopâtre, musical) ▽ Tellement mal à l'être, tellement mal à l'autre.
De son contact naît ton frisson. De sa peau naît ta douleur. Il presse ton bras et le gémissement, s’il ne s’échappe pas d’entre tes lèvres muettes, résonne aux tréfonds de ton âme. C’est la panique à l’état pur qui vrille ton coeur quand il t’enserre, quand il te serre. Il t’impose son désir là où ne règne que la violence, et c’est contre ta volonté que tes lèvres s’entrouvrent contre les siennes, de peur qu’il ne te brise, de peur qu’il ne te détruise. Ton été avait été un supplice pour ta frêle enveloppe charnelle dont il venait s’emparer, comme un territoire conquis tandis qu’en toi ne se révélait aucune envie. Comment aurait-il pu deviner ? Comment aurait-il pu ne serait-ce que supposer ? Les sortilèges de dissimulation, tu les connaissais comme ta poche, tu les avais apprivoisé, assimilé, arrangé même, pour cacher au monde l’étendue de la violence qui régné dans ton univers, tes catacombes intérieures. La Reine des Neiges n’était que perfection sur son royaume glacé. La réalité était moins lumineuse mais jamais tu n’en avais soufflé mot à quiconque, jamais tu n’avais avoué souffrir d’un père brutal qui te haïssait au plus haut point sans raison valable, sans justification. Jamais tu n’avais parlé de ta vie hors de Poudlard, peut-être parce que tu en avais honte, peut-être parce que Weiss s’alliait bien avec une idée de richesse paisible et froide. Tes courbes se fondent contre son corps musclé sans que tu ne puisses rien y faire. Pas d’écho, juste le silence au bord des larmes. Tu as mal de cette douleur physique qui parcourt ton poignet trop récemment soigné, ton dos marqué de bleus invisibles à l’oeil extérieur mais bien présents, ton épaule heurtée avant la rentrée. Tu cherches à t’échapper, c’est l’instinct de survie qui domine. Castiel n’est plus lui-même dans cet élan de passion exposée au milieu des couloirs, et toi tu veux t’enterrer, t’enfermer dans une salle vide pour pleurer la terreur qui t’étrangle. Est-il brutal, lui aussi ? Va-t-il te malmener ? Les hommes sont tous les mêmes. Tu le réalises à peine. Tu le pensais exceptionnel, tu le croyais cet être voguant entre les femmes dans une volupté innommable et tu le découvres possessif, tu le crois dangereux, sur l’instant. Ton esprit s’est habitué à la méfiance. Ces mois loin de Poudlard, loin de lui, et tu reviens changée. Tu reviens comme chaque année, brisée, en reconstruction, mais pire encore, parce que ta façade, face à lui, n’a plus d’intérêt. Il t’a aimée, il t’a possédée. Tu as vécu la chaleur du plus agréable des volcans. Pourquoi, pourquoi te fait-il ça ? Ta seule envie : disparaître. Il n’a pas le droit. Il ne peut pas diriger tes gestes, t’enfermer contre lui, pas quand tu es fragile. Personne n’aurait osé approcher la Reine aux premières soirées entre ces murs. Tout le monde connaît ton mutisme exagéré de septembre. Tu as besoin de t’adapter, de retrouver la sérénité, la sécurité.

«  Pourquoi ? » Ses mains sur ton visage et ton regard qui fuit cette présence envahissante. Ton coeur cogne avec force dans ta poitrine, brutalise ta cage thoracique. Tu as mal, du corps à l’âme. « N'était-ce qu'un jeu ? » Pourquoi s’exprime-t-il comme s’il souffrait plus que toi ? N’était-ce pas lui, le coureur de jupons qui délaissait les femmes comme l’on jette un chemise passée de mode ? N’était-ce pas lui, que tu avais observé du coin de l’oeil durant un peu plus de six ans avant qu’il ne te voie ? Toi, tu restais persuadée qu’il ne pouvait pas t’aimer parce que personne n’en était capable, et ta souffrance n’en étais que renforcée. Ton père t’avait appris que ressentir était une faiblesse, que l’amour était mensonge, que - par dessus tout - personne ne porterait jamais un regard sur ta peau de porcelaine et tes yeux bicolores. Lâche-moi, tu me fais mal aurais-tu voulu lui dire mais rien ne sort de ta bouche. Tu sais qu’il sent. Tu sais que toute ta panique, toutes les conséquences de ton été sont en train de lui exploser en pleine gueule. « Pars. » Et ta voix tranche, cristal gelé, comme si le reste de ce que tu es n’était pas plongé en plein désarroi. Tu veux simplement t’isoler, t’extraire de cette société qui te rend folle. Tout n’est plus qu’incompréhension. Tu as mal, mal qu’il ne t’aime pas, mal de solitude. De quoi pourrais-tu bien rêver ? Nul mariage, nulle famille à l’horizon : tu es condamnée à l’isolement jusqu’à la fin de tes jours ; ton regard le lui souffle, ton coeur le lui hurle.
(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Sam 28 Déc - 14:11


une bombe est tombée.



(MOR) ▽ on mord toujours la même pomme, le serpent danse alors que l'on s'enferme dans les erreurs d'hier.
 « Pars. » , l'agression roule, tranche & crache  sur ton âme & tu te fracasse. La panique grimpe, t'étouffe. Tu suffoque. Par Merlin, elle te craint. Oui, elle a pour toi cette peur monstrueuse qui te gifle, qui te tue & qui prend racine en toi, comme la trouille vicieuse que tu as envers la folie qui te menace dont tu vois le reflet dans les yeux bleus de ta mère. Ce monstre de mère que tu ne reconnais plus. Tu ne vois plus sa douceur & ton enfance est jalonnée de ses images troubles où elle t'assaille, te faisant trembler sur le fil de ses émotions, dans tes terreurs nocturnes. Funambule imbécile, tu ne comprends pas que le monstre est déjà en toi & qu'il te déchire de part en part, qu'il te condamne sur l’échafaud d'une panique aux accents de paranoïa. Un regard & tu vacille.

Fou d'elle, fou de peur, tu te détache comme si le contact te brûlait. Tes yeux mordorés la vrillent d'une frayeur mortelle. Putain, elle te hait, elle te déteste, tu lui fais mal & tout t'explose à la tronche. Tu passe tes mains dans tes cheveux, tu t'en veux. Tu panique. Tu la veux, tu es accroc, mais tu ne veux pas qu'elle te déteste. « Je ne peux pas, NJ. », réussis-tu à souffler. Parler te fait mal. La regarder te tue. Tu n'as aucun droits sur elle. C'est trop tard. Bien trop tard. Tu chancelle à bout de souffle, à bout de tout. Elle t'a déjà oublié. Pour elle, tu es juste le connard que toutes décrivent. Tu as pris, tu la jette, elle a peur. Peur de toi.

« Je suis tellement désolé ... », amour, voudrais-tu souffler. Tellement désolé d'avoir mal interprété. Tellement désolé de ne plus comprendre, de ne plus savoir. Tu n'as jamais été doué avec les mots, tu n'as jamais pu exprimer ce que ton cœur te disait, on ne te l'a pas appris. Ce n'était pas nécessaire pour ta survie de parler d'amour, il fallait te forger dans la pierre, à l'image d'Asriel, dans la glace que rien n'ébranle. Rien n'avait prévu NJ & la tempête qu'elle provoquait en toi. Rien n'aurait pu dire que ton masque aurait volé en éclat.  Et tu sombrais, tanguant sur le fil d'une folie dévorante qui t'achevait à chaque coups. Tu es fou, fou d'elle pauvre imbécile.

« Je ne savais pas ... », murmures-tu. Là est tout le fond du problème, tu ne sais rien. Tu ne sais même pas qui elle est au fond, tu ne remarque pas ses douleurs, ses cicatrices.  Et tes erreurs, tes regrets te reviennent en pleine face. Tu ne peux plus tricher. Tu ne peux plus te taire. Tu refais au fond les même erreurs. Tu ne perçois pas. Tu ne comprends pas. « Pourquoi m'avoir ignoré ? », lâche-tu. C'est ça au fond qui te dérange un peu. Beaucoup, en vérité. Toutes tes lettres n'ont jamais trouvées de réponses, même si elles ne te revenaient pas. Et tu en as craché de l'encre sur le papier jauni, tu en as tracé & apprivoisé les courbes. «  Qu'as-tu fait de mes lettres ? », c'est un regard déchiré que tu lui lance. C'est un appel à l'aide qui ne trouvera aucun écho. Et l'angoisse de la perdre se fait plus forte, plus revêche, plus insolente dans le feu de ta raison. C'est un cauchemar. Hier c'était ton amie, la plus fidèle & la plus précieuse des amies, aujourd'hui, un frisson te dévore quand tu songe qu'elle t'a délaissé, abandonné.

Tu es déjà mort sans elle. Six pieds sous terre, enterré dans le plus glauque des linceuls, toi qui avait juré que l'amour n'était pas pour toi. Tu n'as jamais été habité par un quelconque courage sauf pour elle, tu veux bien lutter, tu veux bien souffrir, crever. Tes ruptures te retiennent à peine. Tes yeux se perdent, exploser par tes insomnies. Et puis tu le vois, sa manche remonte légèrement, un bleu apparaît. Cela ne dure qu'un instant, mais un instant de trop. Tu n'as pas rêvé, la couleur violacée sur sa peau d'ivoire, de neige. Qui a osé ? La toucher, la violenter, ton palpitant syncope. Bim, bam, bim, boum, ton cœur se fracasse, tout ton être se fissure. Celui qui a fait ça, ne l'emportera pas a paradis. Foi de Rosenthal, tu le traqueras jusqu'en enfer, jusque dans les flammes. Et tu gronde, menaçant en faisant un pas ; « Qui t'a touché ? ». Tu es hors de toi. La colère & la peur se mêle, s'entrechoquant avec violence, provoquant un véritable feu d'artifice en toi. Tu te fiche d'être contrôlé. Tu es le feu, tu es les flammes & tout danse en toi, tu vas le tuer, le faire saigner, déchaîner toute la puissance de ta batte sur ce connard. « Dis-le moi, NJ. ». Dis-le moi pour que je puisse te venger. Elle est à toi, à personne d'autre. Tu es le seul à pouvoir lui faire mal, à pouvoir l'aimer. Et tu briseras tout ceux qui te diront le contraire, qui penseront qu'ils peuvent te l'arracher. Tu balayeras d'un revers vos ennemis, tu anéantiras ses cauchemars, tu feras la peau à tout ceux qui lèveront la main sur elle. Tu seras son bouclier. Tu ne failleras pas cette fois, en aucun cas. Tu n'as pas le droit de la laisser s'en aller.
(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Sam 28 Déc - 20:26


& a emporté ma raison

(Cléopâtre, musical) ▽ J'ai cette image qui me déchire D'un monde où l'amour nous a trahi Qu'il ne nous a donné que le pire Sans personne à qui se retenir
« Je ne peux pas, NJ. » Tu sais qu’il est plongé dans l’incompréhension la plus totale, qu’il ne saisit pas cette distance nouvelle. Comment pourrait-il bien prendre la situation ? Tu étais sa meilleure amie, sans ambiguïté, sans besoin de parler, se justifier. Tu es devenue maîtresse d’un soir, amante sans lendemain, possession soudaine. Tu t’es donnée à lui sans qu’il ait conscience d’être le premier. Et brutalement, tu le rejette ? N’importe qui en souffrirait. Sauf lui, t’étais-tu rassurée. Après tout, Castiel Rosenthal n’était pas l’homme d’une seule femme. « Je suis tellement désolé ... » Désolé de quoi ? C’est à toi de froncer les sourcils, de le regarder. Regrette-t-il votre passion fulgurante, brûlante, éphémère à l’instar d’une allumette ? A-t-il l’amertume au bout de la langue quand tu as l’amour dissimulé au bord des lèvres ? « Je ne savais pas ... » « Tu ne savais pas quoi… ? » Tu as toujours eu un mal fou avec le fait de manquer une évidence, de louper la signification de quelque chose. Le Choixpeau avait hésité avec Serdaigle parce que ta curiosité n’avait pas plus de limite que ta soif de savoir. Ton don avait surtout pesé dans la balance. Tu étais  le serpent, en un sens. Là, tu ne saisissait pas où il voulait en venir. Tu restais immobile, de glace, n’esquissant pas le moindre geste malgré l’invasion émotionnelle qu’il subissait sous ton regard bicolore. « Pourquoi m'avoir ignoré ? » Tu baisses légèrement les yeux. Que peux-tu bien lui dire ?  Un demi-mensonge, tout au plus. « Tu n’as jamais aimé que les femmes avec lesquelles tu couches deviennent envahissantes. » En un sens, tu te rabaisses par ces mots. Il était presque cruel envers toi-même de te mettre au niveau des autres car Castiel, tu l’avais vu, n’avait que peu de considération pour ses aventures. Elles n’étaient que des défouloirs passagers quand tu étais un havre de paix, une plage paisible et rassurante, un doux néant lui offrant la possibilité d’être lui, sans masques et faux semblants. Tu lui avais menti plus de six ans. Tu continuais à lui dissimuler ce qu’il ne devait ni savoir, ni découvrir.

«  Qu'as-tu fait de mes lettres ? » Des lettres ? « Quelles lettres ? » Ca t’échappe. Tu voudrais faire preuve de froideur, tu voudrais l’ignorer. Inutile. « Je n’ai reçu aucune lettre, Castiel. » Sincérité désarmante. Aucun papier d’aucune sorte ne t’avait été adressé, ou du moins tu n’en avais pas été informée. Tu avais fini par penser que ton ami t’avait oublié, après ces moments partagés. Quoi de plus normal ? T’étais sûrement pas le coup du siècle. Juste une gosse entre ses bras, une gosse sauvage mais une gosse tout de même. Et qu’aurait-il pu t’écrire ? La situation était on ne peut plus gênante. Il était embêtant de coucher avec son meilleur ami, la relation ne ressemblait plus à quelque chose de simple, par la suite.

Une mèche blonde te barre le visage. Par réflexe, tu viens la remettre derrière ton oreille, te sentant prisonnière de son attention, tu le sens te scruter, tu le sens se perdre dans une détresse que tu sais être la tienne. Lentement, tu fais en sorte de te fermer, de clore le trou béant dans ta poitrine, du moins momentanément, pour le soulager. « Qui t'a touché ? » Tu remarques trop tard le bleu sur ton avant-bras, non dissimulé. Il y en avait eu tant que certains échappèrent à ton sortilège. Tu abaisses vivement ta manche, prise d’un élan brusque d’une adrénaline fulgurante. Le sang vient battre dans tes tempes alors que tu cherches le contrôle, la maîtrise, le mensonge. Lui se met à gronder, s’emplissant de colère, avançant d’un pas quand tu recules un peu plus vers le mur dont tu finis par épouser la pierre. « Personne. » lâche-tu, dans un sifflement qu’il ne peut pas saisir. Ce sont tes instincts qui parlent, tes secrets que tu protèges comme un cobra son oeuf. Sans doute interprétera-t-il ce langage de vipère comme une expression de ta crainte, une peur de sa potentielle violence. « Dis-le moi, NJ. » « Je suis tombée dans les escaliers. Ils n’en font qu’à leur tête. » Tu ne le regarde plus. Tu évites ces billes mordorées, son sixième sens. Tu fixes les portes blindées autour de ton coeur et lui bloque les accès en te vidant de tes émotions. Comment ? Tu l’ignores. C’était une de ces choses que tu avais apprises à force de coups, à force de violence. Une Weiss ne pleure pas, alors une Weiss doit savoir se détacher. Et de neige toute ton âme se pare tandis que tu relève la tête, la cascade de tes cheveux blonds remuant légèrement sur tes épaules. Il retrouve sa Reine polaire. Il retrouve celle qu’il connaît. Fier, mordante et secrète. Tu sais qu’il en faudra bien plus pour qu’il te croit. Réalité d’une complicité de toujours ; vous n’aviez pas besoin de parler.
(c) AMIANTE



" Once upon a time a bloody Snake & a Nightingale. "

hotmess.
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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Sam 28 Déc - 23:06


une bombe est tombée.



(MOR) ▽ on mord toujours la même pomme, le serpent danse alors que l'on s'enferme dans les erreurs d'hier.
Le sifflement claque à tes oreilles comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive laissant derrière elle des milliers de ronds dans l'eau. Tu n'en comprends pas le sens, peut-être que tu ne veux pas le comprendre. Ce n'est qu'une de ses langues de reptile qui ne trouve pas d'écho en toi, glissant dans les plis de ton cerveau, tu tente de trouver un sens humain, un sens logique, mais il n'y en a pas, elle ne te répond pas. Déjà, elle te ment. Tu le sais dans cette langue ou dans une autre, et son souffle s'enracine en toi, ses mensonges te griffent, te percutent, tu en connais toutes les saveurs, toutes les courbes. Elle ne le peut pas, elle n'a pas le droit. Tu crises, ça te déchire, la colère s'amplifie, océan flamboyant de violences, se déchaînant sur un rivage à l'agonie qui n'est autre que ton âme brisée. Et ça te donne envie de te gratter jusqu'au sang, d'arracher ta peau, cette peau qu'elle a touché, qu'elle a marqué de ses petites canines. La morsure apparaît encore. Elle n'a pas le droit, elle ne peut pas.  Elle ose pourtant. Une banale chute dans les escaliers. Elle te prend pour un con. Comme tous les autres. Elle te condamne sur la croix de ton incapacité. Une évidence te frappe alors elle est comme toutes les autres. Elle t'a pris, elle t'a eu, mais quand tu veux plus, les portes se closent & tu te confronte à une muraille imprenable. Et elle te ment comme elle respire, comme elle vit.

« Sale menteuse. », une rage folle, sourde, aveugle & hurlante vrille ta voix qui a repris des accents de froid polaire derrière le feu volcanique qui dévale vers elle des kilomètres de traîtrise, de passion vengeresse & de mépris. Tout ce que tu couve depuis des mois. Toute cette douleur qui t'explose à la gueule se ruant vers ton cœur, ne trouvant pas d'issues, pas d'échappatoire, restant agripper violemment à toi. T'as juste ta douleur, maintenant, pour te tenir chaud, pour ne pas oublier. L'orage gronde dans tes yeux & lui insuffle le châtiment réservé aux meurtriers de tes émotions. Tu déraille depuis qu'elle s'est tirée. Tu te détruis par centimètre d'émotions, par tes défenses en déroute, tu es en errance parce que tu es tombé pour elle, parce que tu ne sais pas dire ce qui hurle à grand fracas en toi. Tu ne supporte pas ses mensonges.

Elle épouse le mur, tu la frise de ton regard de bête féroce. Tu vas la dévorer, l’anéantir pour avoir osé, pensé qu'elle t'échapperait. «  Tu n'en as pas assez de me prendre pour le cul de Morgersten? », craches-tu comme une insulte ignoble & insolente, la salissant de tes mots crus & durs.  Tu ne tolère pas qu'elle soit ce miroir des autres qui te regardent de haut, toi, le cancre, le dernier de ta classe, qu'elle ne voit que l'imbécile qu'elle peut duper. Tes pas te guident à elle, tu attrape son poignet blessé, brusque, la colère te donne des forces, la colère te fait ressembler à un monstre. Et dans un mouvement douloureux tu relève le reste de sa manche, dévoilant d'autres bleus, d'autres marques. Tu frissonne de terreur, la rage enfle, immonde, dégueulasse, glissant sur ton palais dans une amertume poisseuse.  Tu détaille chaque renflement de sa peau, chaque bosse, les comptant minutieusement, promettant un coup de plus, une vengeance pour chaque ecchymoses, tu les caresses, une étrange tendresse derrière le feu de ton envie de tout détruire, de ce meurtre que tu promets sans faiblir, sans avoir une once de peur dans le sang. Ton regard noisette bouille. « Ton frère ? », interroge-tu dans une voix qui laisse difficilement place à une véritable question. Ta rancœur se nourrit de ce statut, de ce sang qu'elle partage avec l'autre Weiss, cette ombre de rien, cette ombre qui te débecte. C'est tout à fait son genre de la marquer comme un de ses chiens qui ont besoin de pisser sur leur territoire. Un rictus déforme tes traits. Tu ne la lâcheras pas. Tu ne la laisseras pas partir. « Qui, Weiss ? », gronde-tu, lui ordonnant de cracher le morceau avant d'aller le chercher toi-même. « Parle, par Merlin ! », ta voix monte dans les aiguë, c'est un cri qui déchire l'air, un cri de détresse. Tu ne laisseras rien, ni personne s'en tirer comme ça. Pas après qu'on ait touché à ce qui est à toi. Pas après ça. On l'a souillé, on l'a prise à tes bras & tu n'en savais rien. Ta voix vibre d'une colère qui refuse de se contenir & qui mènera sur le bûcher des milliers d'hommes.

Ta poigne sur sa menotte se fait plus féroce. Tu n'en as que faire de lui prendre tout, de lui faire peur. Tu veux bien être comme les autres, si elle te donne un nom, si elle te laisse l'entière vengeance sur ses coups donnés & redoublés. Tu n'es plus rien à ses yeux quand tu voudrais être tout. Tu n'as que les cendres de votre amitié révolue. Tu n'as que la terrible & insoutenable tendresse de vos ébats, mêlé à une sauvagerie nouvelle, tu n'as plus ses yeux, ni ses regards. Tu es une ombre. Tu n'as que le mépris de son âme, sa peur au fond de sa peau, sa trouille qui te dévore. Mais tu la protégeras. C'est elle & toi contre le monde entier, contre tous. Et tu te battras, tu arracheras avec férocité chaque victoire en son nom. Tant pis si elle ne veut pas de toi, tu n'as que son nom sur le bord de tes lèvres, sur la violence de ton toucher.

Qui peut te juger pour aimer jusqu'à en oublier sa vie, sa propre existence ? Tu vaincrais & tu conquérais des territoires vierges pour elle, tu souffrirais de chaque coup endurer pour lui plaire, pour rien qu'un regard, un geste. La reine des neiges est pourtant cruelle, tu devrais le savoir, le connaître, le comprendre depuis le temps. Hélas, tu es fou, fou du feu, fou de pierre qui se cache pour un mot. Pauvre diable amoureux, tu tuerais pour elle. Si seulement elle le savait. « Tu ne les as vraiment pas reçu ? », demandes-tu, ses lettres qui t'ont demandés tant d'effort, tant de courage pour oser, pour apprivoiser des mots que tu ne connaissais pas jusqu'à l'enlacement de vos corps & l’apaisement de vos désirs, tu lui as chanté sous les dehors de votre amitié, ta hâte de la revoir, ton impatience à la toucher, ta furieuse envie de l'aimer. Elle qui te regardait sans te juger. Elle que vos silences ne dérangeaient pas. Vous qui vous compreniez dans un regard. Tu as tant perdu. Tu ne regrette pas, au fond, tu ne le peux pas, elle t'a toujours obsédé cette gamine aux yeux déjà si tristes pour ce monde, aux gestes mystérieux. Elle t'a simplement rendu accroc. Toxique est votre relation & tu sens son venin glisser dans tes veines. Soit qu'elle soit ton poison mortel, qu'elle te tue, qu'elle t'arrache le cœur, tu accepte tout d'elle, tu prends sans regrets. Mais aujourd'hui tout te semble si compliqué, si douloureux, si difficile. Tu as tellement peur. De toi, surtout.
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Dernière édition par Castiel Rosenthal le Mer 1 Jan - 23:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Dim 29 Déc - 0:02


& a emporté ma raison

(Cléopâtre, musical) ▽ J'ai cette image qui me déchire D'un monde où l'amour nous a trahi Qu'il ne nous a donné que le pire Sans personne à qui se retenir
« Sale menteuse. » Ca te fait mal. Ca fissure la carapace tout juste forgée. Tu revois dans ces mots ceux de ton père, plein de haine et de colère. Tu revois dans ce regard celui de ta famille qui toujours te dénigre, t’ôte le peu de qualités que tu possèdes. Ca fait mal, comme l’insidieux poison du cobra dans les veines. «  Tu n'en as pas assez de me prendre pour le cul de Morgersten? » Il te crache ces paroles avec plus de cruauté que les autres. Ils te regarde comme il les regarde, ces inconnues inutiles, et ça te détruit lentement, derrière le mur d’abord, en profondeur, loin des sensations qu’il peut percevoir. Puis en surface, ça se ride, sa se craquèle, se fendille. Et lorsque sa main empoigne ta peau, la douleur se fait audible : tu geins. Tu voudrais te débattre, te défendre pour fuir mais tous tes sens s’alertent et se replient. Tu es l’enfant battue soumise aux hurlements de tes souvenirs les plus agressifs, tu es la petite fille incapable de se défendre contre ceux qui devraient l’aimer et qui cessent brutalement de le faire. Il compte les bleus en soulevant ta manche. Morte de honte et d’angoisse, tu ne peux que baisser les yeux et te taire. « Ton frère ? » Tu ne réponds pas. Ton coeur se heurte à tous les recoins de sa prison, tu n’es plus qu’émotions, que sensations. La Reine des Neiges a chuté de sa tour d’ivoire. « Qui, Weiss ? » Le silence est ta seule arme, celle que tu as apprise avec le temps. Quand on ne riposte plus, qu’on attend que ça passe, c’est plus rapide. Ca n’en est toutefois pas moins désagréable. « Parle, par Merlin ! » Et tu t’effondres.

Les larmes viennent rouler sur tes joues pâles d’angoisse. Tu pleures ; tu n’es qu’humaine, après tout. Il vient de t’achever de ce ton sans équivoques, il vient de te briser de ses termes acérés. Il a planté dans ton palpitant un pic de glace. Ton corps tout entier s’affaisse contre le sien. Tu n’es plus qu’une poupée de chiffon entre ses mains. Au beau milieu des cachots, tu deviens l’ombre de celle que tous connaissent. Par chance l’heure t’épargne la foule. Il n’y a que vous et l’obscurité humide, désormais. Vous et tes billes noyées de chagrin. Tu retrouves son odeur, tu retrouves sa peau. Tu manques de sa douceur. La détresse se déverse, la peur, le sentiments d’abandon, la culpabilité, la douleur, tout s’entremêle, c’est un gouffre sans fond que tu ouvres sous ses pieds. A un empathe, nul ne peut mentir. A un empathe, nul ne peut faire passer la maltraitance pour du bonheur. Toi, tu voulais juste le protéger. Tu voulais juste l’épargner. Tu l’aimes et dans cette folie destructrice, tu ne peux plus le cacher. « Mon père… » finis-tu par souffler de ta voix de cristal brisé. Il n’y a que son oreille pour percevoir tes mots. De loin, c’aurait pu être une étreinte de plus dans l’histoire de cette école. Vous saviez pourtant que ce qui se jouait entre vous était bien plus grave. Castiel ne t’aimait pas. Castiel te faisait mal. Castiel était un homme. Tu ne voulais pas être frappée toute ta vie, pas ici, pas là où se trouvait ta seule sécurité. Tu ne l’imaginais pourtant pas fait de ce feu dangereux. Etait-ce ta faute ? Ta mère dit que c’est toujours ta faute.

Tu te souviens, enfant, de ta première gifle. Tu avais touché un des livres de la bibliothèque alors que son accès t’étais interdit. Tes parents étaient entrés dans une colère assez mémorable pour que l’image te reste gravée en mémoire. La force d’Henrik Weiss te fut révélée ce soir-là. Celle de Rosenthal rejoindrait-elle ta collection, au musée des souffrances ? Tu priais pour qu’il ne t’en veuille pas trop longtemps. Tu priais pour qu’il redevienne doux avec toi. Tu t’en fichais bien, d’avoir l’air intouchable, avec lui. T’avais besoin de cette dose de naturel, c’était ton oxygène. Tu crèverais, sans ton oxygène. Tes pensées entremêlées influaient sur un torrent émotionnel qui, sans que tu ne puisses le contrer, révélait sûrement bien des sensations au jeune homme. Jusqu’où pouvait-il décortiquer toutes ces choses ? Comment pouvait-il percevoir tant d’informations, après le vide dont il était coutumier. Ton état dans la Salle sur Demande, en juin dernier, n’était qu’un échantillon qui l’avait fait tomber. Là, que voyait-il ? Quel goût avait-ce sur la langue ? « Tu ne les as vraiment pas reçu ? » Tu réponds par la négative, de ta tête cachée contre son épaule, contre le tissu de son uniforme. Il ne sait rien de ton quotidien, de ta vie. Il ne sait pas que chez toi, rien n’est paradis. Les Weiss, qui ont l’air si riches, si arrogants, si froids et rois de leurs terres, n’étaient cela qu’en apparences.

« I-Il a.. » Tu ne parviens pas à poursuivre, le noeud dans ta gorge entrave ta parole. Tu n’es qu’une cascade, une tornade. Comment pourrais-tu lui dire qu’après lui, tu avais semblé si changé que ton père avait compris. La dispute avait été d’une violence inouïe, encore inégalée. Nul ne devait jamais te toucher, jamais te faire goûter au plaisir ou t’encrer dans l’esprit l’idée de l’amour, d’un mariage ou autres sottises. Il te voulait aussi solitaire que Raiponce, pour s’assurer que jamais ne s’échapperait le petit prestige du don, de ce talent que vous voyiez fuir chaque génération un peu plus loin de vous. Si tu trouvais un homme, le secret serait brisé, chacun finirait par savoir que Niklaus ne sifflait pas plus qu’une fleur. Les efforts seraient ruinés. Tu étais jugée trop faible, image trop blafarde pour représenter cette lignée de Norvège, cette ascendance respectée. Pour celui que tu pensais être ton géniteur, tu n’étais que l’épine dans le pied de son existence. « J’avais pas le droit, Castiel.. » Les larmes roulent de plus belle, le souffle te manque tant tu as de mal à aligner les inspirations avec les expirations. Non, tu n’as pas le droit ni au plaisir, ni à l’amour. Et ça te tue.
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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Mer 1 Jan - 23:44


une bombe est tombée.



(MOR) ▽ on mord toujours la même pomme, le serpent danse alors que l'on s'enferme dans les erreurs d'hier.
Elle se brise en mille éclats. Partout. Elle est partout. Sur tes bras, sur ta peau, sur ta colère, sur tes lèvres, tu sens ses craquelures, ses fissures, ses crevasses vertigineuses. Tu n'en vois pas la fin & tu tombe avec elle, la chute est douloureuse, monstrueuse, gravissime. Et tu t'éclate sur elle, contre elle, tu la bois. Véritable assoiffé, tu te noie sur le fil de ses peurs d'enfants devenu réalité & le manque d'amour mélangé à ce quotidien de coups. Tu voudrais juste tout enlever de sa mémoire, effacer les coups, prendre sa place pour une vie entière. Elle est ta reine. Et elle pleure cette reine déchue qui succombe à tes paroles blessantes traînant dans leur sillage l'épée de son bourreau. Tu l'as tué, Castiel.

Poupée de chiffon, poupée de salon, elle s'affaisse & tes bras se referment. Tu ne l'abandonneras pas. Jamais Tes doigts coulent dans sa chevelure de princesse endormie, les boucles de lumière filants sur ta peau, la caresse sur sa nuque se fait tendre, protectrice. Tu l'as blessé & tu le sens en millions de coups sur ton âme. Tu avais pourtant promis, juré que jamais elle n'aurait à souffrir de toi, de tes émois, qu'entre vous, il ne serait jamais question de ces jeux de sentiments. Et tu la presse contre toi, avide de lui faire profiter de ta chaleur, de lui faire comprendre que plus rien ne l'atteindra, là, au creux de tes bras, au creux de toi. Tu fais des cercles de ton pouce contre sa peau, tu troque ta violence brute contre une tendresse maladroite. Étranger à la douceur, tu n'étais fait que de l'agression de tes tortueux sentiments. Tu n'as jamais pris dans tes bras quiconque, tu n'as jamais voulu apaiser des pleurs, châtier des chagrins, détruire les peines. Mais elle est brisée, tuée sur l'autel de ses bleus qui tranchent sur sa peau de porcelaine. On l'a maltraité, volé à tes bras. Et tu n'as rien vu. Tu es resté aveugle à l'évidence. Tu t'en veux cruellement, salement, méchamment, te bousillant l'âme, te rendant malade de ce champs de bataille fumant qu'est ta reine des neiges fondue, épeurée depuis une éternité. Dans un souffle, elle confesse un : « Mon père… » . Tu serre les dents. Comment ? Pourquoi ? L'incompréhension se dessine. Toi qui fut le souffre-douleur de ta mère, le gentil cobaye de sa triste haine. Tu n'as jamais pu pardonner. Et dans le feu des armes qui te déchire, dans la rage qui te trouble, dans des secondes angoissantes, tu l'écrase un peu plus contre toi. Plus jamais. En aucun cas, tu ne laisseras faire. Tu ne peux pardonner à son père de l'avoir bousillé, d'en avoir fait cet être sans défense, condamné à perdre son innocence, porter dans un cycle de violence éternelle. Tu refuse. Tu bouille de cette rage monstrueuse, explosant comme une étoile sur les récifs de ses douleurs, de sa peur d'être abandonné, de la cage dorée de sa culpabilité qui ne devrait pas être.

Son odeur embaume tes narines, elle s'accroche, tu crois bien que tu l'aime. Ce mélange de citron entêtant qui se mêle à l’envoûtante présence de quelque chose de plus froid, comme une pluie contre l'herbe, comme le goût de ses larmes sur tes lèvres, qui les embrasse, une à une. Tu récolte, consciencieux, appliqué le fruit de son malheur. Tu ne saurais être comme tous les autres. Péniblement, tu le sais, ça se dessine comme une évidence, c'est elle, elle que tu veux, qui te comprend, qui t'apprend. D'amour ou d'amitié, tu ne sais pas parler de ces choses là, tu n'y es pas habitué. Mais ça cogne en toi, frappant ta raison, avouant sans détour que tu décline son âme sous toutes les formes, l'invitant dans ton cœur, dans ta vie. Dieu que tes chimères sont vaines, que la noyade semble inévitable !  Tu te perds dans tes illusions mais tu ne peux la laisser s'enfuir dans l'ombre de tes songes. Alors soit meurs d'amour, fou lâche ! Aimes la, puisqu'il ne peut être autrement.

« Je ne le laisserais plus faire. », grondes-tu de cette voix où menace la plus sourde & brusque des colères entre deux baisers sur ses joues noyés de larmes, mais où surgit la profondeur d'une dévotion inexplicable, inébranlable, tu serais prés à souffrir de mille morts pour elle, le saisit-elle seulement ?  Tu ne le laisseras plus la brimer, la dévorer, & la détruire. Tu veux qu'elle s'en sorte sans bleus au corps, tu veux qu'elle vive loin de cette violence. Elle mérite cette fin heureuse ta princesse de glace. Tu espère lui donner de chaque fibre de ton être. Peut-être avec un autre. Un de ceux qui l'aimeront bien, qui ne seront pas toi.  Pourtant, il y a cette pointe terrible de jalousie. Au fond tu sais que tu ne peux pas la céder. Tu sais que tu as son désir ancré à ton être, que tu rêve de l'apprendre partout malgré la tristesse, les sentiments qui s'agitent en elle. Et tu lui susurre, certain, déterminé, promettant « Plus jamais, NJ. ». Plus jamais, que tu as d'espoir ! N'oublie pas, elle ne veut pas de toi.  Tu n'étais qu'un pote avec lequel elle a pris son pied. Maintenant, c'est trop tard, tu n'es plus rien, elle ne peut t'aimer hier, ni aujourd’hui, ni demain.

Mais tu laisses ça à d'autres heures, tu plonge tes yeux dans les siens, si différents, mais si beaux dans la course des larmes, attentif. Rivière de souffrance s'entremêlant à la peur, tu es son reflet & tu ressens avec force & intensité la profondeur de son besoin d'elle, de toi. Tu la respire & tu voudrais plus. Tu es drogué à sa présence, coupable d'en vouloir plus, tout comme elle veut plus de toi. Tu le sais, tu le sens, mais elle a cette peur de toi. « Je t'en prie, ne me crains pas. », susurres-tu, doucement, lentement, te sentant touché, accusé sur cette sensation venimeuse qui s'insurge de son âme, qui vient glisser, caresser ton palpitant, annihilant le peu de force qu'il te reste, le peu d'estime de toi qui s'effondre. Tu es un monstre, un voyeur, un fou, tu le sais. Mais c'est elle qui te touche, quand les battements de son cœur se font plus précipités, quand elle brûle de cette peur déstabilisante. Tu sais que tu ne la mérite pas, que tu ne devrais pas. Tu n'as jamais voulu être la source de ses cauchemars, la boule dans son ventre & cette impression d'être comme lui, ce père qui se dessine dans ta mémoire. Elle revient se cacher contre ton cou, tu n'ose pas la brusquer, tu ne veux pas qu'elle te délaisse. Les lettres ne lui sont jamais parvenues, l'information te tue  & te soulage. Tant d'heures gâchées, tant de mots confessés pour rien, destinés au vide. « Je les réécrirais. », promets-tu doucement. Ne la laissant pas décider si elle en veut ou pas, tu souhaite lui dire, tu en as besoin.

Sa difficulté à aligner les mots t'attrapent & te font te transformer en statue de pierre. Encore la peur ? Bien sure, elle te hait & tu n'es que brusquerie. Mais elle a tant manqué à ton être, à ta peau qui chante ses louanges qui rêve de la retrouver pour l'aimer, pour lui offrir cette tranquillité des paradis blancs, là, où elle devrait siéger en reine des neiges. Là où tu voudrais être. Tu ne veux pas être repoussé. Et doucement d'une caresse dans son dos, tu l'invite à poursuivre, tu cherche à lui dire qu'ici, c'est fini, qu'elle ne craint rien, que même si elle ne t'aime même pas un peu, elle est la bienvenue. Tu ne la juge pas, tu la cueille comme elle vient, fleur de fragilité que tu as peur de briser dans l'étau de tes bras. Ta reine n'est reine que de toi. Elle est brisures, fêlures & elle s'impose partout en tornade brûlante, giclant dans tes veines, se faisant feu de ta raison. Elle se détruit & tu tente de la retenir au creux de tes bras. Tu supplie pour ne pas qu'elle s'effondre encore & qu'elle t’entraîne dans sa chute. Tu ne survivrais pas sans elle. Et tu la presse de ne pas s'enfuir trop vite, de ne pas se cacher encore une fois. « J’avais pas le droit, Castiel..», lâche-t-elle avec cette douleur, cette franchise que tu comprends à moitié sur la violence qui s'agite, sur les murmures des souvenirs qui se fracassent, sans une chance d'échapper au massacre, sans un espoir de résister. Elle n'avait pas le droit d'être à toi.

« Tu l'as. », geins-tu, aux portes de l'enfer, aux portes de ce que tu peux accuser, tu es faible, tu tangue sur le fil de cette débâcle. Les blessures se rouvrent, féroces, chasseurs sans limite & sans gêne, te clouant le cœur, les yeux, la bouche. « Tu as tous les droits. », ajoute-tu avec force, la suppliant du regard avec détresse de ne pas te rejeter, de ne pas te dire non. Sinon, elle va te détruire, elle va te faire succomber sous les interdits. Tu ne veux plus être protégé, tu ne veux plus vivre sans elle. En silence, tu prie tous les dieux, toutes les religions, pour qu'elle ne dise pas que ce n'est qu'un jeu, que tu n'as jamais vraiment compter. Tu veux cette place que vous n'osez conter, tu veux espérer. Tu fais tomber tes armures, cassant pierre à pierre tous les murs, partageant ses douleurs, ses ratures, ses canyons de souffrances.

Une bombe est tombée & a emporté ta raison, tu combles la distance, tu as une peur lâche accrochée au ventre, qu'importe, tu veux y croire encore. Elle est ta terre d'asile, cette île dans un océan d'émois. Tu ne comprends pas l'erreur que tu fais & que tu souffle d'une voix suave, rongée pourtant par cette sensation animale « N'y retourne pas. », te penchant vers ses lèvres, y déposant un baiser sur la commissure de ses dernières, lâchant « Jamais. Reste avec moi. ». Dans tes yeux sombres, il y a bien plus qu'un jeu de séduction, que tes petites lâchetés de salopards, tu ne veux pas taire sa douleur, tu veux l'abattre, la fusiller, la tuer, la faire trembler, il y a en réalité une invitation à une éternité à tes côtés. Cette éternité qu'autrefois, on vous a volés.
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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Jeu 2 Jan - 11:27


& a emporté ma raison

(Cléopâtre, musical) ▽ Et tu ne trouveras pas plus fidèle et vraie que ton ombre, celle que je serai.
De ces mots, tu ne comprends pas le sens. De ces paroles folles, tu ne semble rien saisir. Tu n’as sur la peau que sa peau, tu n’as sur le coeur que son coeur et sur tes lèvres les siennes. Il te dit qu’il ne laissera plus ton père te toucher. Il te dit « plus jamais ». Tu ne semble pas entendre, pas saisir. Tu reste contre son cou, dans ses bras. Tu veux juste ce silence apaisant. Tu veux juste de la tendresse, celle-là même dont tu ignores quasiment tout. « Je t'en prie, ne me crains pas. » Pas de réponse. Tu n’es plus qu’une enfant qui pleure son existence de tortures. Tu n’es plus qu’une pauvre âme en perdition qui se dévoile. Il te caresse le dos, te promets de réécrire ses lettres, t’assure de sa présence. Tu ne réagis pas. Poupée de chiffon, poupée de silence, de souffrances. Petite chose incapable qui fut trop longtemps cachée derrière un mur de glace. Il affirme que tu as le droit, tous les droits et tu pleures de plus belle. Tu t’effondre sans arrêter cette interminable chute. Tu voudrais t’insurger contre sa bouche sur tes larmes, tu voudrais crier, le repousser, le mordre, lui dire que tout cela est stupide, que ça ne le mènera à rien. Rien que la solitude. Lui a eu les plus belles femmes entre les doigts, pourquoi soudain te regarder toi ? « N'y retourne pas. » Ton myocarde loupe un battement. « Jamais. Reste avec moi. »Quelque chose s’arrête à toi, chute du haut d’un building. Quelque chose se brise. C’est ta respiration qui se coupe et tu t’accroches à lui comme si tu étais sur le point de mourir, sur le point de le perdre définitivement. Le décor n’est qu’un flou artistique et tes émotions un tourbillon sans fin. Tu ne parviens plus à contrôler, à fermer les écoutilles de ta sensibilité extrême. Ca fait mal. Ca t’arrache chaque centimètre carré de raison. Et tu sombres. Tu glisses d’entre ses bras, tes paupières lourdes te privant de son regard mordoré.

…*…

Tu ne sais plus où tu es, tu as du mal à remettre les évènements en ordre. Tu sens bien que tu as froid mais tu ne sais pas pourquoi, tu n’arrives pas à articuler le fil de tes pensées. Ton souffle semble s’être apaisé, avoir repris une logique minimale. Que s’est-il passé ? Tu as mal partout, tes douleurs multiples, elles, n’ont fait que s’éveiller. Pourquoi a-t-il fallut qu’il découvre ton plus lourd secret ? Et puis c’est idiot, parfaitement stupide. Ne jamais le quitter. C’est cela, qu’il a dit ? Tu crois. « Castiel… » geins-tu, à peine audible. Tes doigts cherchent sa chaleur. Tu as froid, tellement froid. Depuis quand n’as-tu rien avalé ? Tu ne sens même pas que tu siffles, qu’en réalité tu ne parles pas sa langue. La complainte discrète d’un serpent malheureux. « Castiel… » répètes-tu. Pourquoi ne le vois-tu pas ? Tu tournes la tête, cherches sa présence mais tu vois le décor tourner comme si on t’avait perché sur un balai. Tu détestes les balais, la hauteur, tout ce qui t’arrache du sol, c’est pourtant cette sensation qui te donne la nausée. « J’ai pas le droit. Je peux pas. Il me tuerait. Tu comprends pas, il me tuerait, toi aussi. » Ta panique reprend son territoire. Quelle importance puisqu’il ne peut rien en saisir. Tu as soif. Tu te sens fiévreuse, de la chaleur étouffante au froid qui te fait trembler. Tu dois protéger le seul être que tu penses aimer sincèrement. Henrik Weiss est un homme brutal. Ton père est un monstre brutal. Il te considère comme sa propriété, tu es sa chose, tu n’as aucune initiative à prendre, aucun bonheur à toucher de l’index. Seule. Tu dois finir seule. « Tu ne sais rien de moi… » Là, c’est compréhensible. Et tellement vrai. Il ignore tout de toi, de ton quotidien. On vous a attribué le rôle d’amants avant même que ce soit vrai et jamais vous n’avez ressenti le besoin de réellement parler de vous, de votre existence hors de ces murs. De silence et de respect était faite votre relation. Tu n’as rien. Tu n’es rien. Tu le dissimules cependant très bien. Dans un pan intérieur de ta robe de sorcière se cache le signe de l’usure, la trace de réparations nombreuses et soignées. Tu ne peux pas créer toi-même ces vêtements là, pas ceux pour Poudlard, alors tu manipules comme tu peux. Ton talent de couturière, ton aptitude à créer n’a pas cours au sein du château. Tu n’as pas d’autres moyens d’être correcte, tu changes peu de tailles, seulement lorsque c’est obligatoire. Comment pourrait-il accepter de se montrer avec une héritière fauchée ? Il ignore ce fait, tu ne le crois pas assez attentif, assez porté sur ces détails pour l’avoir constaté. Si c’était le cas, il ne te regarderait plus. « Tu…laisse-moi. » Abandonne-moi. Tu le veux heureux. Tu le veux aussi volatile et libre que nécessaire. Toi, tu serais une chaîne, un boulet, une prison pour son charme, sa fortune. Il est un parti convoité, riche à millions, élégant, beau à damner les dieux. T’es qu’une Cosette bonne pour la fosse commune, sans épitaphe, sans nom, sans passé ni avenir.

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Castiel Rosenthal
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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Sam 11 Jan - 20:43


une bombe est tombée.



(MOR) ▽ on mord toujours la même pomme, le serpent danse alors que l'on s'enferme dans les erreurs d'hier.
Tu n'es ni Rimbaud, ni Verlaine. Tu sais pas manier les phrases, parler de ses sentiments qui s’enchaînent, qui se déchaînent au fond de ton corps, au fond de ta raison, devient difficile. Tu as cette crainte d'être ridicule. Tu as, pourtant, oublié, dans les pupilles fauves qui la dévorent, dans ses miroirs qui reflètent le fond de ton âme,  dans les ardeurs du prédateur affirmé que tu es, que le ridicule ne tue pas. Au contraire, il rend plus fort, plus invincible, grandissant, te soulevant hors de cette masse informe. Elle se brise de part en part & tu veux baiser chaque partie de son âme qui erre dans ses états sans émois, aux landes désertes & aux fossés vertigineux, tu veux être cette couleur qui vient l'embraser de cette flamme dont tu brûles. Tu te sens tombé pour elle. Elle s'effondre, se fracasse sous tes sos, succombe aux mots échappés de tes lèvres.  Le cœur à nu, déchiré par le chagrin, elle s'effondre entre tes doigts. Victime de ses enfances malheureuses, de ses contes où le bonheur n'arrive jamais, chassé par une violence éternelle, ta pauvre poupée se laisse aller à la dérive, là, dans la chaleur de ton étreinte, entre désir & tendresse anonyme.  Fissure, crevasse, tu observe, tes yeux s'écarquillant, ton empathie ne sachant se concentrer, virevoltant, gambadant, se perdant & te percutant de plein fouet. Tu n'es qu'homme, tu n'es que frisson, explosion, douleur, blessure & tu te perds pauvre fou, pauvre garçon aux cheveux d'ébène qui n'est que le reflet des autres. Tu la sens tempête, tu la sens désespoir. Et elle s'envole à dix mille lieux de toi, retombant entre tes bras, poupée de chiffon, poupée de son. Un cri quitte tes lèvres. Tu la perds, encore. Elle te quitte, inerte, vide de vie, les paupières closes, clouant son angoisse en toi, rivé comme un poignard dans ton cœur glacé.

« Non ! NJ ! Ne pars pas ! Ne me laisse pas ! Je …  Je t'en supplie. », ta voix se brise, en mille éclat de verre, venant meurtrir ton âme gelé, écroulant tes dernières défenses. Faiblesses, douleurs, peurs se mêlent. Écho d'elle, écho de ses sentiments, tu ne peux pas la perdre. Et tu as glissé au sol, dans sa chute que tu fais tienne, tu ne veux pas, tu ne peux pas & tu noie ton visage mouillé du sel de tes pleurs silencieux dans sa chevelure d'or.  Elle part pourtant, loin de toi, dans cette inconscience pleine & véritable. «  NJ. », souffles-tu, la voix peu maîtrisée, le cœur ravagé tentant péniblement de retenir ce qu'il reste. Tu l'aime & tu sais, tu le sens, elle va te filer entre les doigts. Reine  cruelle qui se fait bourreau, souveraine de ton âme tortueuse. Hélas, ton ciel s'éteint sans elle. Tu n'es qu'obscurité. Elle a beau siffler, tu te noie dans son odeur, dans tes craintes. La trouille te bouffe, la trouille te tue.

Tu la plaques contre ton torse, te balançant d'avant en arrière. Petit garçon souillé par la violence d'une mère, glacée par les horreurs d'une innocence volée, écrasée, tu te perds. On t'arrache ta dernière chance.  On tue une nouvelle fois cette part de toi qui s'agite, qui promet de revenir silencieusement.

« Castiel… ». Et le frisson coule, déroule le long de ton échine. Tu enfonce ton visage dans son cou, un peu plus. Elle ne doit pas te voir dans cet état. Tu ne peux le permettre. Tu n'as pas l'habitude de pleurer, de déverser ton chagrin & pourtant tes épaules se secouent sous les restes des sanglots qui se brisent sur le récif de ton cœur bousillé & usé d'avoir trop battu pour elle.  Tu sens sa nausée, son dégoût. Tu le sais, maintenant, elle te déteste, elle n'aime pas que tu la touche, que tu la tienne ainsi. Elle a déjà choisi d'autres bras que les tiens. Tu n'es rien. Tu ne la mérite pas. Elle siffle de sa langue de vipère, ses mots dont tu ne comprends ni le sens, ni les attentes. Elle se referme dans cette part d'elle que tu ne fais qu'effleurer. Te rejette-t-elle ? Purement & simplement. Ta voix se stoppe au fond de ta gorge, formant une boule acide qui t'étouffe. Il faut partir. Il te faut partir. Tu devrais accepter, oublier la douleur lancinante dans ta poitrine, mais tu ne peux pas. La panique l'entrave, la panique est une tempête en toi. Elle te rejette & ne sait comment le dire. Immobile, statut de glace, statut de chagrin, tu es crucifié sur l'autel de sa fièvre, de sa tempête enflammé de panique. Elle te craint, elle te hait. Et tu ne sais pas quoi faire, tu n'y vois plus claire. Elle assène ses mots  comme un serpent te mordrait, distillant son poison dans tes veines, te paralysant, te coupant le souffle d'un « Tu ne sais rien de moi… » . Tu as du mal à déglutir. Tu ne sais plus. Tu ne comprends plus. Tu veux tout sans connaissance de ce que tu désire. Sans savoir autre chose d'elle si ce n'est son corps. Pourtant tu t'élance vers elle, tu te grandis, t’apaise, pour te dépasser toi, ta voix, tes lèvres.  « Apprends-moi. ». Qu'elle t'apprenne ce que tu ne sais pas, qu'elle te fasse la leçon sur sa vie, sur ce qu'elle cache derrière ses grandes pupilles si différentes, qu'elle te choisisse pour chérir, embraser, épouser ses secrets. Tu la martèle de tes paroles pleines de promesses, d'espoir. Tu es capable de d'avantage pour elle. D'être plus que ce salopard sans cœur, ce roi des cons, ce garçon trop riche & brûlé par toutes ses femmes. « Apprends-moi. », répètes-tu cherchant ses yeux, murmurant un avenir incertain, bancale. Tu veux essayer.

« Tu … Laisse-moi. », elle te donne un coup de poignard en plus & tu écarquille les yeux, tu titube face aux coups. La peur, la haine de toi-même, un frisson roule, tu t'effondre. Tout est éphémère, tout se fane, tout s’achève. Ta langue caresse ta bouche. « Tu ne veux pas de moi. », une simple conclusion, une vérité qui te tue, tu saisis enfin le fond de sa pensée. C'est ce qui fait le plus mal. Et tu bouge légèrement, elle ne veut pas, ne désire pas ton contact. Il faut partir. Loin. Vite. Tu as le souffle qui te manque, qui te brûle. Bordel, elle ne veut pas de toi. Lentement, tu te défais d'elle, tes yeux meurtris, enflés par les sanglots, refusant son beau visage.  Il n'est plus question d'éternité, d'apparence, tu te prends tout dans la gueule. Fragile, tu es de cette fragilité qui danse au fond de toi. Tu dis adieu à un rêve éphémère, tu ne veux plus supplier la cruelle évidence. Tu te noie dans tes illusions le cœur détruit. « Moi, je ne voulais que toi », murmures-tu. A quoi bon ses mots ? A quoi bon s'obstiner ? C'est la fin, il est trop tard.  Si ce n'est souffrir encore plus, si ce n'est se perdre encore, à quoi cela peut-il servir ? Si seulement tes obsessions n'étaient pas aussi violentes. Si seulement tu pouvais voir le mal que tu fais. Mais tu restes sourd, anéanti par ton enfance terrible, tu reste un con.
(c) AMIANTE



THE NIGHTINGALE
est-ce que quelqu'un ici, a croisé mon amour... ? elle a les yeux tristes et le corps du Christ. Elle aime bien traîner par ici, le corps comme un festin ; pour offrir aux chiens le vide entre ses reins. AND THE SNOW QUEEN - saez, lula.
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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Sam 11 Jan - 22:29


& a emporté ma raison

(1789) ▽ Si mes errances en chemin ont fait pleurer les anges. Si j'ai vécu en vain que la main du divin tombe et se venge
« Moi, je ne voulais que toi » Et tes sanglots t’étouffent quand tu perçois le manque de lui sur ton corps. Et tes larmes roulent pour mourir sur ta bouche esseulée. Tes pleurs sans limites révèlent le gouffre infini de ton coeur meurtri. Il t’échappe et tu comprends que tu finiras vraiment seule. Tu comprends que personne, vraiment, ne peut t’aimer. C’est la mort elle-même qui souffle la bougie de tes espoirs. Tu n’as pas la force de le chercher du bout des doigts, il n’y a sous ton bras lourd que la froideur du sol. Alors le dernier étage du château de cartes de tes émotions heurte tes souffrances les plus intime. «  Castiel… » Tu geins presque son nom. Tu geins presque ces syllabes douloureuses. Si lui te délaisse, qui viendra panser les plaies de ton esprit si divisé ? Tu n’as pas su lui répondre, tu n’as pas su lui dire que c’était réciproque, que tu ne voulais que lui. Tu n’es même pas certaine de pouvoir articuler. Tu trembles de cette souffrance assoiffée. « Je peux pas ! » C’en est presque un cri déchirant. « Je … je vais finir seule, tu comprends ?! Seule, déshéritée et oubliée ! » Tu tentes de te relever. Tu échoues, tu retentes, tu parviens à te dresser sur tes membres flageollants. Et les larmes roulent inlassablement. « Tu veux quoi ?! Tu veux apprendre ?! » C’est toute la force d’Athalie qui t’habite mais ce sont bien tes mots qui trouvent le chemin vers ses oreilles. « J’ai plus rien, Castiel ! Je… je suis obligée de coudre mes vêtements moi-même et je n’ai même pas l’espoir d’avoir un jour une famille parce que mon père m’en a privé ! » Tu tiens à peine debout. Tu te sens flotter sur la mer de tes trop nombreuses déceptions. Tu as mal. Mal de vivre. Tu vois ces Rosenthal, inquiétants et sublimes, et tu sais que tu es indigne de son affection, à lui, à l’ange noir de tes rêves les plus secrets. « Tu voulais que moi ? T’espère quoi ?! Une vie parfaite avec la plus imparfaite de tes camarades ? » La folie te guette. Quelque chose se brise en toi de ces aveux trop violents, de ces hontes qui s’écoulent. Tu le sais empathe. Tu n’ignores pas qu’il subira ce malaise en écho. Serais-tu sadique ou ne supportes-tu plus ses oeillères ? « J’étais vierge avant toi, j’étais seule, j’étais rien ! Avant toi j’étais juste rien ! » C’était si vrai et si sincère que tu aurais pu te laisser oublier après ces mots, t’endormir en paix et ne plus jamais te réveiller. Tu libérais tous ces silences, toutes ces années sans le regard aimant d’un seul être sur cette planète. Parfois, petite, tu pensais attraper une lumière au fond des yeux de ton oncle, mais il t’appris bien vite que tu n’étais pas la bienvenue sur ses genoux, entre ces bras que, d’instinct, tu venais chercher. Aux premiers coups de ton pères, tu appris combien les hommes étaient cruels, combien l’amour était illusion, combien tu n’étais qu’insignifiante poussière.

« T’as toutes les femmes que tu veux ! J’ai passé 5 ans, Castiel, 5 ans à te regarder sans que tu me vois ! Parce que sans l’empathie t’as pas été capable de lire mon envie d’être dans tes bras, une fois, juste une fois ! » Les mots s’échappent d’entre tes lèvres salées de tes pleurs. Tu n’es plus capable de t’arrêter, tu as besoin de dire, d’exprimer, tu as besoin d’extérioriser parce que tu as l’impression d’être au bord de l’ultime implosion. « Et maintenant, hein ? Sois tu me laisses partir, tu m’oublies, tu reprends ta vie, sois t’assumes jusqu’au bout ta folie et tu m’épouses, mais entre nous pas de juste mesure. Mon père te tuera, Castiel. Il te tuera dés qu’il saura. Et il me fera subir la torture jusqu’à l’agonie. » Vidée. Ce sont bien tes pensées qui ont été prononcées, mais tu as conscience que cette impulsion vient d’une lointaine présence, ce cauchemar qui hante ta vie depuis quelques mois. La fatigue t’écrase et tu en viens à te tenir au bras du fauteuil le plus proche. Les barrières n’existent plus. Tu es plus offerte que jamais. Tu réalises à peine la folie de tes mots, la folie de ce que la peur de le perdre t’a fait livrer.

Tu lui as parlé de mariage. Quelle idiote. Tu lui as avoué ce qui te fait le plus douter de toi-même et de ton corps. Tu n’es qu’une enfant battue en manque cruel d’une épaule sur laquelle pleurer. La migraine pointe son nez, au bout de tes nerfs à fleur de peau. Ca t’épuise et tu ne te sentirais pourtant pas capable de dormir. Il n’y a que lui et toi. Le brun, la blonde. Le prince de glace et la reine des neiges. Et quelque part, au loin, un cobra de sang et un rossignol veillent.

806 mots.
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" Once upon a time a bloody Snake & a Nightingale. "

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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Dim 12 Jan - 21:14


une bombe est tombée.



(CLEOPATRE) ▽ plus d'amour si ce n'est pas toi qui me le donne.
Nier l'évidence, se mentir, tu as l'habitude. Étrangement, tes propres sentiments t'étouffent, te tordent, te griffent, mélange subtile de sa panique & de ta croyance terrible au fait que tu ne peux pas, que tu n'as pas le droit d'être aimé. Tu n'es pas fait pour cela. Ta mère ne t'aimait pas. Les femmes qui s'embrasent sous tes doigts croient qu'elles peuvent te changer, te ramener vers elles dans leur amour. Mais tu n'en es pas capable. Tu l'as accepté avec le temps, les années, tu as admis que l'amour ce n'était pas pour toi. Simplement, tranquillement, c'est devenu une idée fixe que tu tiens contre ton cœur de pierre, ton cœur de glace. Et puis, il y a eu elle. Princesse des neiges, déesse d'un fruit défendu, emportant ton âme dans un été éternel, elle a brisé tes principes, anéanti ta raison, toute logique s'est tiré, évanoui dans les soupirs qui te hantent, dans ses prunelles fiévreuses, dans sa bouche rougit par les baisers. Et puis, tout t'est revenu, aveuglant, fort, toutes ses années où vous jouiez à être les amis parfaits, où tu jouais à faire semblant de ne pas la vouloir. Et tu cours à ta perte, tes démons te rattrapent, tu sais dans une lucidité douloureuse, que toutes ses filles, c'était pour l'oublier, c'était pour ne pas voir, nier la cruelle évidence.

Il est, hélas, trop tard. Tu rases les murs, tu t'apprête à partir. Il te faut partir, te reconstruire loin de ses yeux, reformer ce cœur de givre. Ne plus voir tes mains trembler à force du manque d'elle, du manque de son corps, de sa voix, de ses sentiments. Elle gémit ton prénom. Un ange ? Quelle ironie. Tu fermes tes yeux sombres. Tu dois résister. Tu te colles d'avantage au mur opposé, te redressant sur tes jambes tremblantes, suppliant pour ne pas t'écrouler. Tu dois lui résister. Tu lui fais mal. Elle te craint comme ce père qui est la terreur de son enfance. Elle te hait. Tu fais un pas en grimaçant. Pas après pas, c'est ça.

Le cri déchire l'air. Tu grondes en sentant sa souffrance s'enrouler autour de toi. Elle est partout. Et tout se déchaîne, se percute, s'écrase contre toi. Bordel, comment peux-tu lui résister ? Tu ne peux pas. Tu n'as jamais pu. Tu vole en éclat, te collant à ses douleurs. Elle hurle & tout t’explose à la gueule. Tu en trembles. Tu vas t'effondrer, château de sable balayé par le vent, château de rien. Mais elle crie sa cause, elle cri son malheur & tu restes droit, tu écoute, la respiration brisée sur ses sentiments, ingurgitant, avalant, roué de coups. Tu ne dis rien, tu encaisse, tes ongles griffant le mur, cherchant un échappatoire. Putain, c'est donc ce que tu fais ? Tu la détruis, tu la tue. Tu en es horrifié, chamboulé, bouleversé. Tu dois t'échapper, tu dois fuir. Elle s'acharne, de ses ongles affamés t'arrachent le reste. Il n'y a plus de rêve entre vous. Il n'y a que cette puissance, cette monstrueuse douleur. L'amertume te coule sur la langue, c'est un poison qui te consume & t'étreint.

« J’étais vierge avant toi, j’étais seule, j’étais rien ! Avant toi j’étais juste rien ! », ta bouche s’assèche, un hoquet de douleur, un hoquet de surprise t'échappe. Putain de merde, tu lui as tout pris. Comment as-tu osé ? Toi, le monstre assassin, toi, le voleur de femme, tu as osé. Ton palpitant loupe un battement, tu dérapes. Tu as peur, tu es lâche, t'as mal comme un chien blessé, comme si t'allais crever. Tu crois mourir mille fois en posant tes yeux sur elle. Elle est belle, même avec ses cheveux fous, encore plus avec son beau minois souillé de larmes, galvanisé par ses souffrances. Et cette blessure court, te fait enfin comprendre la vérité ; Elle n'a jamais voulu que toi. T'as ta peur au ventre, tu as la trouille de voir toutes tes erreurs. Pourtant, elles sont là, te reviennent en pleine gueule & tu les dévores, détruit. « Tais-toi. », un simple murmure qui cache l'orage menaçant dans tes yeux sombres. Elle ne l'entend pas, poursuit, te fait avaler sa peine. Tes yeux se ferment plus fort encore. Elle croit avoir le monopole de la douleur & ça te met en colère de ses colères sourdes, cruelles, aveugles, stupides. Putain, qu'elle se taise, tu sais que tu rate tout, que tu es le roi des cons. C'est pas toi le génie, c'est ton frère. Tout ce que tu touche se transforme en cendre. Tout ce que tu frôle n'est qu'un incendie.   Un rire douloureux s'échappe de tes lèvres, tu as juste envie de crever. Et tu t'effondre à même le sol, tes genoux cognant durement la terre. Tu plaque tes mains contre tes oreilles, tu refuse de l'écouter, tu refuse de l'entendre. Qu'elle te laisse là ! Toi & ta peine, toi & ta connerie, qu'elle t'oublie.  

« Par Merlin, Weiss, ferme ta gueule ! », grondes-tu, menaçant au possible, dangereux comme cet oiseau sanglant qui dort en toi & qui d'un mouvement se lève. Tu n'as jamais autant élevé le ton contre elle. Tu n'hurles pas, non, jamais, tu te briserais un peu plus si tu le faisais. Tu n'en as jamais eu le besoin. Mais ta colère, ta douleur, ta folie sont profondes, elles luisent dans tes yeux d'ange déchu. L'épouser ou la laisser, hein ? C'est donc le choix qu'elle t'impose, qu'elle dépose à tes pieds.

Tu te cache en travers de tes mains. Tu as été son premier & tu as aimé son corps comme un sauvage. Tu l'as marqué comme une bête. Tu l'as aimé dans cette violence terrible, unique, qui pourtant décrivait déjà les courbes d'une tendresse inavouable, d'un amour démesuré qui ne connaît pas de fond, ni d'horizon. Tu peine à te l'avouer. « Désolé, NJ, d'être un con qui ne comprend rien. Pardonne-moi d'être un imbécile aveugle. », ta voix suinte de sarcasme. A quoi s'attendait-elle ? Tu n'as rien d'un prince charmant qui va l'emmener sur son balais – en plus, elle n'aimerait pas ça. Tu n'as rien de ce héros qui la sauverait de tout. Tu es cruel, dominateur, froid, con, un tel con que ça te fait peur. Tu as la trouille de l'engagement, ça te donne des vertiges, comme si tu allais t'écraser, te crasher. Elle dit qu'elle n'était rien avant toi. Et toi, qu'étais-tu ? Un connard sans cœur & sans âme. Un salop qui prenait sans l'accord de rien ni personne.  Rien, aussi. Tu n'étais qu'une coquille vide. Avant elle, tu n'étais qu'une  coquille vide, le silence t'enveloppe. Tu te sens si seul sans elle. Un frisson passe, tu ne veux pas vivre sans elle. Son absence n'a jamais été une question, c'est impossible. « Désolé de ne vouloir personne d'autre. », souffles-tu, les yeux sur tes mains tremblantes. Tu y crois, encore. As-tu jamais cesser d'y croire ?

«  Je n'ai que faire de l'argent ou de ses filles, Weiss. Et tu ne peux pas être oubliée. », la colère est là encore, mais dépassé par la profondeur d'un « nous » que tu ne fais que frôler.  Tu ne te sais pas capable de cela, tu sais que tu vas la décevoir. Un murmure : « Je ne peux pas t'oublier. ». Non, tu ne peux pas, derrière tes paupières closes, ta voix, elle est là, tout le temps. Et même si c'était tout ce qu'il restait à faire, tu ne le pourrais pas. Tu l'as sur ta peau, sur ta langue, sur chaque fibre de ton corps. Tu cligne des yeux, tu accepte de la regarder, tu change de visage. «  Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? ». Animal de sensualité métamorphosé en prédateur, tu te glisse, puissant, vers elle, tu ne la touche pas, mais tu la domine de toute ta taille. Blessé, anéanti par ce fait, tu lui as pris comme un animal sa virginité. Et tu te rapproche comme les reproches. « Je n'avais pas le droit. ». Tes prunelles sont écarquillés par la frayeur, tu passe dans un mouvement de  panique tes doigts dans tes cheveux, les ébouriffant un peu plus. T'es qu'ce gosse sous cette apparence grotesque de tombeur, tu la percute de ton regard paniqué & choqué. « Tu aurais dû me le dire », souffle-tu durement. Tu oublis que vous n'aviez eu le temps de rien dans votre étreinte passionnée, juste de vous aimez comme des damnés, comme des âmes en perdition qui fuient quelque chose de trop grandes pour elles. Tu te mords la lèvre, plus sombre, plus dangereux. « De plus, je n'aime pas le chantage. ». Tu fais claquer ta langue : « Entre nous, c'est plus complexe qu'un « laisse-moi » ou « épouse-moi ». ». Tellement plus compliqué sont vos liens. Tellement plus brutal est votre liaison. « Je ne veux pas te perdre. », souffle-tu dans un ultime aveu. Et dans un mouvement incompréhensible, tu te pose, papillon volatile, dans un baiser sur ses lèvres.
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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Lun 13 Jan - 10:45


& a emporté ma raison

(1789) ▽ Si mes errances en chemin ont fait pleurer les anges. Si j'ai vécu en vain que la main du divin tombe et se venge
«  Je n'ai que faire de l'argent ou de ses filles, Weiss. Et tu ne peux pas être oubliée. » Tu n’as plus eu la force d’ouvrir la bouche, fatiguée, désespérée. Tu n’entends qu’à peine ce qu’il te dit, enveloppée d’une honte sans nom qui vient surpasser toute ta détresse. « Je ne peux pas t'oublier. » Tu as eu peur de sa colère, un instant. Tu as trop parlé. Tu en as trop dit, trop dévoilé  de tes tourments. «  Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? » Tu tournes la tête vers le sombre animal qui se glisse vers toi. Il parle de ta virginité ? En quoi est-ce un problème ? Tu ne saisis pas, d’abord. « Je n'avais pas le droit. » Est-ce de la culpabilité qui brille dans son regard mordoré ? De la peur ? Quelque chose n’atteint pas ta rationalité. « Tu aurais dû me le dire » « Je ne pouvais pas… » souffle-tu, osant à peine affronter ce qu’il est, cette empathie qui lit désormais en toi comme dans un livre ouvert. Après une inspiration, tu bafouilles, tentes de lui faire saisir toute l’étendue du problème. « Je voulais mourir. Tu m’as trouvée dans un état durant lequel plus rien ne comptait; je voulais juste me laisser crever dans cette pièce. » Weiss, la reine des neiges que rien n’atteint, désireuse de l’éternelle paix que pouvait offrir le spectre de la Mort. « Tout le monde pense que je suis une fille facile parce que je ne ressens rien. Qu’est-ce que ça pouvait faire, que je sois vierge ? Tout le monde s’en fichait. » Tu détournes le regard. « Je … J’pouvais donner ça qu’à toi. » Tu ressens le besoin viscéral de te couvrir de tes mains, de cacher tes courbes de tes bras, de sa vue, tu sais pourtant que ton uniforme le fait déjà. Tu as la sensation désagréable qu’il peut distinguer chaque part de ton corps d’un seul coup d’oeil. Ton inexpérience transparaît. Tu n’as pas l’habitude des conséquences d’une nuit avec un homme.

« Entre nous, c'est plus complexe qu'un « laisse-moi » ou « épouse-moi » Tu sens sa présence, tu sens la déception poindre. « Je ne veux pas te perdre. » Ses lèvres. Il les pose sur les tiennes et plus rien ne compte. Tu réponds, avide. Tu as envie de lui. Une envie fulgurante. Tu te souviens de sa peau contre la tienne, de son souffle contre ton cou, de ses mains qui t’ont parcourue avec délice, violence, sauvagerie, passion. Tes bras viennent encercler sa nuque, tu l’attires contre toi, tu te redresses légèrement. Etait-il vraiment si grand ? Il a dit qu’il ne voulait pas te perdre. Il l’a dit. Tu planes, loin d’une réalité que tu voudrais oublier, laisser derrière toi. Il a dit qu’il ne voulait pas te perdre. C’est tout ce qui compte. Tu te sens aimée. Pour la première fois de ta courte existence, tu te sens enfin aimée par quelqu’un. Qu’importe la manière, qu’importe ses maladresses. Une douceur nouvelle se glisse au sein de ton âme. Tu respires son parfum quand ta bouche vient parcourir son menton, descendre dans son cou. Ce cou que tu aimes. Ce cou contre lequel tu souffles milles envies, mille frustrations. « L’Amortentia… » Ca n’est qu’un murmure qui t’échappe. Tu te rappelles les couleurs citronnées, les reflets de parchemin dans cette potion. Mais cette fragrance, celle qui te revient quand tu te niches contre sa peau, elle est unique, elle est ton Amortentia. Ton visage se relève et tu plantes ton regard dans le sien. « C’est toi… c’est toi qui sent ça… » Tu n’as jamais raté une potion et lorsqu’était venu le temps d’apprendre les propriétés de celle-ci, tu n’avais pas loupé ton coup. Comme à ton habitude, tu t’étais débrouillée pour que Castiel puisse imiter chacun de tes gestes, pour qu’il puisse avoir une note correcte. Tu avais cependant déclaré ne pas savoir définir la dernière nuance de parfum. Tu comprenais, désormais, que tu avais passé ta scolarité à n’espérer que lui. Un Rosenthal. Tu as l’horrible impression d’être la Serpentard vénale dans toute sa splendeur. Tu n’as rien et tu prétends pouvoir le toucher, lui, l’un des partis les plus convoités, riche à en crever ?

« Tu vas me perdre, Castiel… » Ton timbre de cristal prend des accents de tristesse murmurée. « Il faut que tu comprennes… » Oui, il doit intégrer ce qu’est ta vie. Si tu dois être honnête, il faut que ce soit maintenant, sinon ce sera trop tard. « Après les vacances, mon père ne me laissera pas revenir.. la magie, Poudlard, tout ça, ce sera terminé. » L’idée d’être privée de ton foyer t’es douloureuse. « Une Weiss n’aime pas. Une Weiss ne doit pas être faible. » Ta prise se resserre, tu cherches à le coller toujours plus contre ton corps, tu cherches à épouser ses formes, une dernière fois sans doute, car tu sais qu’il ne pourra pas chercher à retenir une héritière privée de tout, même de son identité. Il mérite tellement mieux. Et ca te fait mal. « Je dois sacrément bien mentir pour que personne ne voit rien… » Tu déglutis avec difficulté. « Un coup pour chaque baiser. Un coup pour chaque contact qu’il aura lu dans mes yeux.. » Parce que ça ne lui échappe pas. Parce que tu le crains tant que face à sa colère, à ses soupçons, tu ne sais plus rien cacher, tu ne sais plus te protéger. Enfant battue, enfant oubliée. Indigne gamine possédant ce don qu’elle ne saura jamais exploiter comme une Weiss le devrait. C’était ton frère qui aurait dû récolter les honneurs. C’était lui, le tempérament idéal. C’était lui, l’avenir de votre lignée. Et toi tu finiras seule, effacée de l’histoire. « Embrasse-moi encore… » les larmes reviennent rouler sur tes joues comme la supplique sur tes lèvres. Tu ne supportes pas l’idée de lui faire du mal, tu ne supportes pas l’idée que Castiel puisse s’effondrer sous les tornades que tu lui imposes. Tu l’aimes. Tu l’aimes ton ange noir. Mais tu ne peux pas l’enchaîner, le priver de ses ailes obscures. Le priver de cet avenir brillant qui l’attend. L’épouser, quelle idée stupide. Mais Athalie ne peut concevoir le futur autrement.

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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Mer 29 Jan - 17:18


une bombe est tombée.



(CLEOPATRE) ▽ plus d'amour si ce n'est pas toi qui me le donne.
Ton cœur blessé fait des boum & des bang contre toi.  Un feu te dévore, t'embrasse quand tes lèvres trouvent & chassent les siennes. Il y a  de la violence dans ta bouche, qui se mêle au désir familier, dont elle est la muse éternelle . Elle t'attire, tu t'égare encore et partout. Contre ton cou, elle s'embrase. Contre ton cou, son désir fleurit, s'épanouit, grandit, explosant en toi en milles éclats. Tu es éraflé par toute sa passion, balayé par son absence de raison & tout se tire. Ta colère n'est plus que cendre. Ta douleur est palpable mais apaisé contre elle. Un geste d'elle & tu succombe. Les souvenirs affluent, vous perdez. Il n'y a plus de virginité, de coups, d'erreurs. Vous n'êtes plus Weiss & Rosenthal, enterrés sous les conflits, les combats au fil des générations. Vous êtes juste une fille & un garçon qui rêve de s'aimer encore, de se perdre dans l'ivresse de vos corps, de vous saouler du bout de vos lèvres.  Tu as dis que tu ne voulais pas la perdre.  En vérité, tu en mourrais si elle te laisse seul, si elle ne te regarde plus, si c'est la fin.  Un gémissement coule le long de ta gorge, s'étouffe entre ses lèvres. Elle ne sent pas ta détresse qui n'est que son miroir. Condamné à vous désirer, à ne pas vous apprivoiser, vous êtes à des années lumières l'un de l'autre alors que vous vous perdez dans vos baisers, dans vos luttes, convaincus de ne jamais être ensemble.

Elle parcourt ton menton, quelque chose se serre dans ton ventre. Tu clos tes yeux, savoure, te permet de céder à toutes tes faiblesses. Elle murmure un nom de potion, tu le chasse, tu n'es pas bon en potion, tu ne veux penser à rien d'autre qu'elle. Elle susurre que c'est toi. Tu ne comprends pas, mais quelque chose, cette boule familière s'échauffe en toi. En silence, tu comprends, en silence tu l'aime mais tu ne sais si c'est une chimère ou la réalité qui danse dans son surprenant réalisme. Tu as peur de la fantasmer & de t'éveiller une fois de plus, secoué de tremblements, à bout de souffle, éreinté, sans elle.

« Tu vas me perdre, Castiel… » , souffle-t-elle, la peur te déchire une fois de trop. Tu lâche une réponse rageuse comme un coup de poignard dans la nuit noire : « Non. ». Un non de petit garçon qui ne tolère pas les refus. Elle ne peut pas, pas après tout ça, pas après ce baiser, ces caresses, ces mots.  Tu es capricieux comme tous ses gosses de riche & tu gronde à son départ. On ne t'enlève pas ta meilleure amie, ton remède tendre. «  Tu ne partiras pas, je ne te perdrais pas, jamais. ». Tu plonge tes yeux mordorés, déterminé, mortel, Nightingale se déploie. Oiseau sombre de la mort, tu construiras des ailes pour que ta reine puisse te toucher, pour qu'elle puisse s'envoler avec toi. « Justement, NJ, je ne veux pas comprendre. ». Gamin buté, obstiné, tu écoute ce que tu veux bien entendre. Tu veux la garder & tu la garderas. Qu'importe son père, sa virginité, ses on-dit qu'on souffle partout. Tu veux juste la garder. Tu veux juste ne plus souffrir de son absence. Est-ce demander Merlin ?  

« Tu crois vraiment que je vais te laisser retourner chez toi ? », siffles-tu, rageusement. Te prend-t-elle pour un imbécile qui souhaite jouer avec le feu ? Tu as trouvé en elle, l'havre d'une paix éternelle & la tempête d'un enfer brûlant & cruel. Elle est une extension de toi, ce cœur à moitié mort qui bat encore, qui ne bat que pour elle. « Si tu rentre, tu me tue. », cruelle vérité qui vient sonner à ses oreilles, cruelle douleur qui vient comme une gifle. Si elle rentre, toi, tu ne rentras pas.  Tu finiras dans le cendrier, foudroyé en plein vol sur ta faible & douloureuse existence. Tu ne veux pas vivre, si ce n'est pas avec elle.

«  Viens chez moi. », tu dégoupille la grenade, la lançant sans vraiment te rendre compte des dégâts que tu vas faire, sans savoir ce à quoi tu t'engage. Fait d'un feu imprévisible, tu t'enflamme, incendie brutal, tu t'emballe. Elle est à toi & plus jamais tu ne la laisseras filer, partir, t'oublier. « Est-ce que tu crois sincèrement que j'ai droit d'amour ?  Toute ma vie, on a chassés la moindre faiblesse pour ne pas que je tombe. Toute ma vie, on m'a répété que l'amour tuait plus sûrement qu'aucune autre maladie. ». Tu parle d'amour alors que tu ne sais pas ce que c'est. Ta mère t'en a privé. NJ veut t'en priver aussi.  Qui es-tu pour lui dire ses mots ? Rien, ni personne. Pauvre gamin, pauvre idiot, tu lui conte des mots qui ne devraient pas t'ébranler, des mots qu'on t'avait interdit.  « Je vais peut-être le regretter. ». Tu te livre, enfin, toi, l'enfant, toi, le lâche, toi, l'amoureux qui ne se sait pas capable de ces mots là. « Je veux être avec toi. », la promesse d'être ensemble est suave, intrigante, miroir d'un avenir à construire, pas dans vos blessures, ni dans un éternel combat, mais dans une union parfaite, totale, unique & brutale. Une union à votre image, dans le fracas des masques brisés, dans le cœur qui s'éveille, familier, douloureux, t'arrachant la panique d'une existence.

«  Je t'en prie, ne me laisse pas seul. », tu cache ton visage dans son cou, camoufle  tes yeux bruns écarquillés vers cette peur familière. Tu pose tes lèvres sur sa peau, un baiser s'échappe, doux, tendre. C'est un baiser qui demande de l'attention. Rien qu'un peu d'attention, un tout petit service. Ta seule et unique demande, c'est elle. Ce sera toujours elle. Car il n'y a jamais eu qu'elle.

« Un coup pour chaque baiser. Un coup pour chaque contact qu’il aura lu dans mes yeux.. » , tu t'écarte brusquement, fuyant son corps, son contact, les yeux affolés.  L'image vient s'enraciner en toi. Une NJ sale & tordue de chagrin, tombant sous les coups d'un père. Un père censé l'aimer, la chérir qui la brise, qui la tue. Elle est là, cette gamine triste, cette princesse des neiges fondue comme glace au soleil, le cœur à nu, le cœur déposer à tes pieds. Et toi, toi, ça te tue. Tu ne sais pas dire de grandes phrases. Tu n'as rien d'un prince charmant. T'es qu'un écorché vif, un gars maladroit & égoïste. Tu es le roi de ton monde, mais tu es surtout le roi des cons.  « Je ne peux pas te toucher. ». Pas quand elle te dit ça. Pas quand tu sens peser toute la culpabilité des coups. C'est d'ta faute. C'est toujours de ta faute.

« Embrasse-moi. ». Un mouvement plus vif de recul. « Non ! », une indignation qui sort avant que tu ne puisse la retenir. Tu ne peux pas l'embrasser quand demain, les coups pleuvront sur son corps délicat. Tu ne peux pas prendre tout & la laisser, seule face à la douleur. Les larmes la dévorent, & à ton tour, tu pleures, te bousillant au passage, te crashant sans chercher à reprendre le contrôle. Tu ne peux pas. Tu ne peux simplement pas. Mais qu'es-tu en train de faire ? Que va-t-elle croire ? Tu joue avec elle, bordel !

« NJ, je ne peux pas. », encore cette impossibilité qui t'empêche de bouger, t'empêche de comprendre. Tu ne peux pas frôler sa peau, oublier cette enfant aux yeux salies, trahis. « Je ne peux vraiment pas. ». Tu insiste, espère qu'elle comprendra. « Je ne peux pas tant que tu ne m'auras pas promis. ». Promettre quoi ? Que vous avez une chance ensemble ? Quel naïf, tu fais, Castiel. N'as-tu jamais rien appris ? On te désire pour un instant seulement. Tu seras toujours seul. « Promets-moi que tu ne me quitteras pas. ». Ton corps bouge, échappant à ta volonté, tes lèvres caressant d'un baiser chaste les siennes, tu recule encore. Tes mains retombent le long de ton corps. « Promets. ». Tu as oublié qu'il faut prendre garde à ce qu'on souhaite. Tu as oublié que les promesses étaient dangereuses. On ne joue pas impunément avec le coeur.
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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Sam 1 Fév - 10:42



& a emporté ma raison

(Frozen) ▽ I don't care what they're going to say. Let the storm rage on.
«  Viens chez moi. » Ton regard bicolore croise ses billes mordorées. C’est comme si ton univers de givre se mettait soudainement à fondre, à s’égoutter autour de toi. Jamais personne n’avait pris le temps pour toi ; nul n’aurait songé à te faire une telle proposition. Il y a au fond de ton coeur une vague de reconnaissance, une tempête brutale qui s’élève, entre l’amour infini et la peur absolue de n’être pas à la hauteur. « Est-ce que tu crois sincèrement que j'ai droit d'amour ?  Toute ma vie, on a chassés la moindre faiblesse pour ne pas que je tombe. Toute ma vie, on m'a répété que l'amour tuait plus sûrement qu'aucune autre maladie. » Il te parle de cet étrange sentiment dont tu ignores tout, de ces brûlures que tu ne comprends pas. Il t’évoque une image qui se précise, qui se dresse lentement devant toi. Et, lointaine, tu te sens flotter quelque part entre le vide et ton propre corps. « Le contrôle, c’est le pouvoir. » souffles-tu. Le ton de ta voix est celui de la récitation. Il te livre son éducation, tu lui dévoiles le principe que l’on t’a inculqué à grand renforts de bleus et de cicatrices. « L’amour est incontrôle. » Tu as envie de connaître autre chose. Tu as envie de dormir, une fois dans ton existence damnée, au creux de bras rassurants sans craindre d’imprévues représailles. Mais tu n’oses espérer car tu sais pertinemment que tu ne le mérites pas. « Je vais peut-être le regretter. » Il rattrape ton attention au vol, t’ancre à nouveau sur terre et tu te fais interrogative. Que pourrait-il donc regretter ? Tu penches légèrement la tête, enfant innocente qui ne sait réagir à tout ça.

« Je veux être avec toi. » L’explosion est vive. Tu ne bouges pas mais ton âme toute entière lui jette d’intenses sentiments contradictoires. Plus rien ne le protège de toi. La dernière carapace a éclaté, s’est brisée en milliers de morceaux tranchants mais enrobés de miel. «  Je t'en prie, ne me laisse pas seul. » Tu le laisses approcher, irrémédiablement silencieuse. Les mots t’échappent. Et ses lèvres sur ton cou, ce baiser sur ta peau, son odeur, t’arrachent des frissons d’envie, des battement de coeur vrillés d’amour. D’amour et d’un infini désir. Ta main vient se poser sur sa joue. Tu n’es pas certaine que ce soit ce qu’il veut mais tu offres une tendresse nouvelle, du bout de tes doigts.

Et la magie se brise par tes mots maladroits. Il s’écarte. « Je ne peux pas te toucher. » La violence du changement est telle que tu te sens secouée jusqu’au creux de tes émotions les plus intimes. Que fait-il ? « NJ, je ne peux pas. » Est-ce que… n’es-tu donc qu’un objet, pour lui ? Les hommes sont cruels, tu le sais. Mais lui… non, tu ne veux pas qu’il le soit aussi, même si c’est peut-être mieux ainsi. Ca fait mal. Ca enflamme ta raison. Tu serais prête à n’importe quoi pour encore un peu d’amour, juste un peu. Tu ne veux plus te sentir isolée, dans ce royaume glacé qu’a toujours été ton univers isolé. « Je ne peux vraiment pas. » Tu te sens trahie. Tu te sens bafouée, abandonnée, salie, encore. Tu songes qu’il s’est moqué de toi et tu ne maîtrises pas ton pas de recul. Tu n’as toujours rien dis, affolée. C’est un affolement pur qui se lit dans tes yeux baignés d’angoisse. Il va te laisser, lui aussi. Il va te laisser et tu n’auras plus rien ni personne. S’il y avait eu un son pour exprimer ce qui te secouait, c’aurait été un grincement strident, ce genre de rappel qui ramène à une réalité sourde, qui vous fait heurter le sol sans ménagement. Tout ton être, malgré toi, lui hurle de ne pas t’abandonner. Tout ton être lui siffle que tu en mourrais.

« Je ne peux pas tant que tu ne m'auras pas promis. » Le vent tourne. La tempête prend une nouvelle direction, fait un détours vers un certain apaisement. « Promets-moi que tu ne me quitteras pas. » Et ses lèvres déposent sur les tiennes le souffle de la vie. Tu as cru étouffer sous la crainte, mourir de détresse sur ton iceberg solitaire. Tu as cru te noyer dans les eaux gelées entourant ton Titanic personnel. « Promets. » Tu voudrais articuler quelque chose mais tu te rends compte que l’air te manque, que ta respiration s’est faite sonore. Ta détresse, elle est aussi respiratoire. Tu n’es pas habituée à tant de sentiments, tu n’es pas habituée à de telles situations. « Promis… » pour lui, tu fais l’effort d’articuler, mais cette langue, il ne la comprend pas, elle n’est pas dans ses cordes, elle ne lui est qu’une suite de son sans queue ni tête. Alors, maladroitement, tu cherches dans ta robe de sorcière le reste d’un parchemin froissé et un vieux crayon, traçant de ta main tremblante ce que tu ne parviens pas à prononcer :

« Promis.
Je t’aime. Pardonne-moi.
J’ai p…
»

Le crayon glisse de tes doigts fins, tu subis encore le tourbillon qui fait rage dans ton esprit tourmenté. Il ne te reste que le courage de lui tendre le papier, le visage baissé, te forçant à aspirer l’air, à chercher l’oxygène. Tu te sens dangereuse pour lui. Et les mots que tu n’as pas réussi à écrire se lisent dans les larmes nouvelles qui viennent rouler sur tes joues. Tu as peur de n’être pas à la hauteur.

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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Sam 15 Fév - 19:11

Castiel Rosenthal a écrit:

une bombe est tombée.



(CLEOPATRE) ▽ plus d'amour si ce n'est pas toi qui me le donne.
Tu es fou. De cette folie douce-amère qui t'enlace, tu n'en tire que cette sensation déraisonnable, dérangeante, urgente, tu es complètement barge. Barge de ses yeux, de ses lèvres, de son grain de peau qui glisse contre la tienne. Tu es fou d'elle. A en perdre le nord, la raison, le sens de la vie, tu es irrémédiablement tombé pour elle. Et si c'était à refaire, tu le referais. Tu veux bien souffrir mille morts, tu veux bien tuer pour elle, tant qu'elle reste un peu plus, tant qu'elle te revient. Pour ce cœur à la dérive, pour ce cœur gelé, tu n'es qu'un imbécile amoureux.  Et si aimer était là ta plus grande folie ? Tant pis, tu finiras à l'asile de son âme, enchaîné à ses lèvres, tué sur les rives de sa beauté. Tes défenses sont, depuis bien longtemps, pulvérisés sous ses assauts. Tu n'as pas appris à te protéger d'elle. Tu n'as pas compris qu'elle était le plus sure des poisons.  Et tu tourne, tourne dans ce vide, tu t'écrase sur les récifs de sa tendresse, détresse ou que sais-je encore. Les émotions sont tes plus fidèles compagnes, ombre familière qui se dévoilent & trépassent dans un soupire.  Et elle est ton monde, elle & ce tourbillon qui s'accélère. Pris au cœur de l'orage, tu ne peux pas détourner les yeux. La vérité explose dans ton cerveau, la prison s'effondre. Tu ne voulais pas voir la vérité. Tu ne voulais pas la comprendre. Pourtant vos douleurs sont les même, vos familles vous ont inculqués cette terrible maxime que vous vous étiez jurés de respecter pour leur fierté, tous deux vilains petits canards. Vous n'êtes pas dans un rêve, vous êtes égales à vous-même.

Il y a pourtant l'amour, la peur, vos désirs qui se mêlent à la tempête. Il y a pourtant elle & ton reflet, imparfait. Il y a cette histoire d'amants maudits qui flotte sur vous. Ce n'était que des foutaises. Ce n'était que des mots. Hélas, c'est vous, aussi.

Tu es maladroit, terriblement maladroit.  Tu provoque les orages de tes doigts Tu te condamne au malheur. Tu es dur, impitoyable avec toi-même. Tu sais bien que tu es con, tu sais bien que tu n'es pas compris, tu sais bien que tu rate tout. Tu n'es fait pour rien, ni personne. Tu as la peur au ventre, la culpabilité au bout de la langue, les yeux écarquillés comme un enfant, quand tu lui dis non, quand tu t'impose une nouvelle déchirure, quand tu lui soumets cette requête. Tu as peur qu'elle te dise non. Tu as peur de souffrir encore, de te trouver seul au fond de ton hiver, qu'elle t'abandonne. Elle siffle, au cœur de sa détresse, de cette langue inconnue. Tu n'as jamais craint ces paroles. Tu n'as jamais eu de dégoût pour cette capacité hors du commun qui fleurit en elle. Qui es-tu pour juger, après tout, toi le voyeur, le tricheur des émotions ? Ce dont tu as peur c'est de la signification de ce sifflement. Et si elle décidait de te brûler les ailes ?

Elle laisse échapper un morceau de papier, quelques mots sont tracés par ci & par là. Tu récupère ce simple morceau de papier qui fera ton destin, qui fera vos destins. Tu n'oses pourtant pas. Tu sais que c'est autant une fin, qu'un commencement. Mais lequel ? Elle et toi ou toi sans elle. Elle a ton destin entre les doigts.  Va-t-elle te briser ou t'élever ? Va-t-elle t'aimer ou te tuer ? L'hésitation te dévore, tes doigts tremblent sur le vieux papier,  ton cœur te monte à la gorge, tu ouvre le papier, ferme les yeux, soupire. Tes pupilles tracent les courbes de son écriture tremblante.  Tu te fracasse, encore, tes fissures explosent, révélant l'amour qui bondit vers elle, ta peur, ta culpabilité. Tout s'enroule autour de vous deux. Et tes doigts viennent cerner son petit visage délicat, tes lèvres s'arrêtant à quelques centimètres des siennes, tes pupilles la bouffant, la noyant d'un amour puissant & brutal. Un amour vient du plus profond de tes tripes. Tu as peur de parler, peur de te briser, d'entendre ta voix trembler alors ton empathie prend le dessus. Elle comble les vides, les distances, s'élançant, vive & pleine vers elle, la percute de tout ton amour qu'il soit tendre, brutale, passionné ou bien coupable. L'empathie te dévoile, te met à nue sous ses yeux.  Tu ne t'en cache pourtant pas. Tu n'en ressens aucune honte. Tu ne veux, simplement, plus te réfugier sous tes murailles. Tu veux simplement lui faire sentir, lui faire comprendre qu'elle est tout, que tu n'es rien. Tes lèvres croisent les siennes dans un frôlement. Tu lui demandes la permission avec tendresse. Tu lui demande l'amour sans un mot. Tu lui dis ce que tu n'as jamais dit à aucune autre.  Tu goûtes ses larmes, tu la vénère dans l'ivoire de son visage, dans la couleur blé de ses cils. Tu as peur de l'aimer.
Tu as peur qu'elle s'envole.

Et tu caresse, touche & apprivoise tout ce que tu peux du bout de tes yeux, doigts, lèvres. Le cœur au bord des lèvres, tu lui dis « je t'aime » avec des gestes. Tu lui demandes une éternité. Tu es sien, faible, nu, face à elle. Elle a tous les droits. Absolument tous. Elle peut te condamner ou te vénérer. Elle peut te haïr & t'aimer. Tu ne veux plus réfléchir. Tu ne veux plus attendre. Tu veux agir. Et tant pis, si tu en souffre, tant pis, si tu en meurs.

« Je t'aime, moi aussi. Je t'ai toujours aimé. », un murmure de ta voix enroué à son oreille. Un murmure où le Rossignol se cache au fond de tes yeux, veille, gardien silencieux, spectateur droit & attentif. Et toi, tu ne vois rien, tu te contente de l'aimer, de savourer, d'espérer.
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MessageSujet: Re: ⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)   Sam 22 Fév - 21:52



& a emporté ma raison

(Frozen) ▽ I don't care what they're going to say. Let the storm rage on.
Tous les mots de la terre n’auraient pu traduire la douceur de sa peau, la chaleur de son contact sur ce teint de porcelaine d’autant plus pâle qu’il était soumis à l’angoisse. Ton cœur au bord de l’implosion rivalisait avec les tourbillons des plus profondes mers assourdissant tes sens. Ces émotions qui t’assaillissent font vriller tes craintes enfouies. Cet amour, si brutal, si puissant, presqu’ancestral, t’étreint et t’écrase. Inconcevable détresse de l’impuissante étourdie d’émotions étrangères. Seuls ses mains calment la tornade de frayeur, cette culpabilité qu’il ancre avec le reste dans ton frêle corps malmené par les semaines passées. Tu n’articules rien, tu respires à peine, tu as son nom au bord des lèvres. Ses lèvres qui frôlent les tiennes, tendres, respectueuses. Et tu les attrapes comme si ton existence en dépendait, comme si plus rien, surtout, ne comptait. Damoiselle en détresse, tu entoures sa nuque de tes bras, cherche l’apaisement qui ne vient pas.

La vague de désir qui vient te submerger noie tout aux alentours, radicale, impérieuse, totale. Il te parcourt, t’explore, éveille tes envies. Tu aimerais, une seconde, lui en vouloir de faire surgir tout cet incontrôle, l’indocilité d’instincts primaires. Tu le veux, sans conditions. Tu le veux, sans négociations. « Je t'aime, moi aussi. Je t'ai toujours aimé. » Les muscles soudainement détendus, tu te laisses aller contre lui, au creux de son cou. Tu as du mal à en croire tes oreilles, à accepter l’idée que tu obtiens enfin ce que tu n’osais plus espérer depuis longtemps. Tu refuses de penser à tout ce qu’implique vos aveux mutuels, son empathie, cette facilité avec laquelle une autre pourrait le faire céder à des charmes pernicieux. Tes doigts se referment sur ses vêtements, dans son dos. Tu as peur que ça ne soit qu’un rêve, les élucubrations de ton esprit fatigué. Tu as peur que rien ne soit vrai, qu’il réalise soudainement combien ta ruine ne peut rien apporter à sa famille. Toi et ta pauvreté enfin révélée. Tu pries pour que personne d’autre ne le découvre. Qu’ils continuent tous à te penser riche comme crésus, que tu ais la paix. La paix dans ses bras.

« … me laisse pas non plus… » Engourdie, tu t’assoupis lentement contre son épaule, savourant son odeur, son parfum de contrées rassurantes. Tu te surprends un instant à être heureuse, à songer que tu n’as plus à trembler à l’idée que ton père ne te tue aux prochaines vacances. Tu te surprends même à rêver d’une famille, une vraie. « .. t’aime… » et Athalie dans les fissures, les failles, se glisse et transmet ces trop longues années de manque ; rien ne compte plus pour un cobra que les ailes d’un rossignol. Et tu glisses, tes jambes ne te porte plus. Tu glisses endormie, lovée dans un nuage agréable de plénitude rare. Il est le seul être dont tu as besoin. Le seul être qui puisse faire fondre la glace et battre ton cœur. Et au sien le tien se lie. S’il te lâchait, s’il t’abandonnait, tu en mourrais. Encore.

HAPPY ENDING.

502 mots.
(c) AMIANTE



" Once upon a time a bloody Snake & a Nightingale. "

hotmess.
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⊹ une bombe est tombée & a emporté ma raison (neviel)(fini)

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