❝ On ne connait jamais assez la personne en face de soi (ulysse) ❞

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AMORTENTIA : Il y a cette fille ... Je crois que je l'aime, enfin je crois que je l'ai déjà aimé. J'ai envie de l'aimer à nouveau, de la connaitre ... mais c'est si compliqué !
PATRONUS : Chouette hulotte
PARTICULARITE(S) : A un don pour le dessin

Théodore L. Cumberbatch
WE INSIST THAT IGNORANCE KILLED THE CAT.


TON RAPPELTOUT
QUATRE CENT ANS AVANT:
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MessageSujet: On ne connait jamais assez la personne en face de soi (ulysse)   Jeu 26 Déc - 22:47

Je suis étendu sur mon lit, je prends de l'avance pour le prochain cours de sortilège en apprenant le chapitre suivant, tous les autres serdaigles sont dans la salle commune en train de parler du prochain match de quidditch qui est tant attendu par tous. Ce sport m'a toujours passionné mais je n'ai jamais eu l'audace de passer les essais pour faire partie de l'équipe, je n'ai tout simplement pas le temps pour ces choses-là, il faut que je travaille pour être sûr d'être diplômé à la fin de mes études. Je jette un coup d'oeil sur ma montre, il n'est que vingt et une heure mais mes yeux se font lourd tout d'un coup, je commence à somnoler et sans que je m'en rends compte, je finis par m'endormir sur mon livre.

Enfin, cet idiot c'est endormi, la pièce est plongée dans le noir, j'aperçois du mouvement dans le lit voisin et j'entends un ronflement bruyant dans le coin opposé de la pièce, je sors la baguette de Théodore et lance un sortilège pour le faire taire. La baguette m'obéit magnifiquement, après tout, je suis lui autant que je suis moi. Tout ça me rappelle l'époque où j'étais aussi un élève dans cette école, l'époque où je prenais un malin plaisir à rendre la vie impossible à mes camarades de chambre. Je pousse avec dégout le livre que Théodore était en train de lire, je ne comprends pas comment ce gamin peut aimer à ce point réviser. Il doit être dans les environs de minuit, je regarde par la fenêtre, la lune est cachée par des nuages, une chouette se fait entendre, à part ça, le silence et l'obscurité, tout ce que j'aime. Je ferme les yeux et je profite de ce moment de liberté, la plupart du temps, je suis effacé, Théodore ne s'aperçoit jamais de ma présence mais je suis là, je vois ce qu'il voit, j'entends ce qu'il pense et cela m'exaspère, il est tellement ennuyant. Alors dès que je peux, je prends le contrôle, ça ne fait pas longtemps que je fais ça et je ne sais toujours pas comment cela fonctionne mais je sais que c'est grâce à Mia, elle s'appelle comme ça dans cette époque. Mia. Elle, elle se souvient de moi, elle sait que je suis là quelque part, c'est elle qui a fait prendre conscience à Théodore que j'existais. Je descends les escaliers et me retrouve dans la salle commune, la décoration ne me plait pas du tout, je déteste ce bleu, le vert, cette couleur par contre est juste magnifique. Je me sens comme nostalgique tout d'un coup, j'ai bien envie de voir à quoi ressemble les dortoirs de serpentard aujourd'hui. Je m'empresse de sortir et me dirige vers les cachots. Je laisse mes pieds me guider dans le noir, je connais par coeur ce château, je ferme les yeux et laisse mes mains glisser sur les murs en pierre glacée. Ce silence est tellement apaisant, cela fait du bien de ne plus entendre Théodore penser. J'entends des pas derrière moi, je ne suis plus seul, je me retourne et voit une lumière au loin se rapprocher, je pourrais facilement partir sans être vu, je pourrais mais j'ai envie de m'amuser, j'ai envie que Théodore est des problèmes à cause de moi. Ce qui est génial, c'est que ce con, ne se rappelle de rien à chaque fois, ce qui me permet de me lâcher complètement. Je laisse la personne se rapprocher, la lumière éclaire son visage. Ulysse. Ou devrais-je dire Maximilien. Théodore c'est souvenu de lui ou plutôt de la fois ou, cet homme avait pris un malin plaisir à m'interroger. Moi aussi, je m'en souviens, parfaitement, clairement, comme si c'était hier. Je sais qu'Ulysse profite de Théodore, du fait qu'il est peur de lui, pauvre petite nature, il n'aurait pas fait long feu s'il avait été à ma place il y a quatre cents ans. Je sens que je ne vais pas regretter ma petite escapade. Je m'appuie avec insolence contre le mur, une lueur sauvage dans le regard et attend patiemment ma victime.

Spoiler:
 


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AMORTENTIA : une jolie serdaigle un peu loufoque, mais à laquelle il ne peut résister.
PATRONUS : aigle royal.
PARTICULARITE(S) : préfet de serpentard ; gardien de l'équipe de quidditch des verts ; membre des baguettes frétillantes ; grand amateur de rapaces ; chevalier à ses heures perdues.

Ulysse G. Knight
FRANKLY MY DEAR, I DON'T GIVE A DAMN.


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MessageSujet: Re: On ne connait jamais assez la personne en face de soi (ulysse)   Sam 28 Déc - 0:22

Ulysse avait passé une mauvaise journée, et c'était pensif qu'il contemplait un des murs froids entourant la vaste salle commune de serpentard. La plupart des autres élèves étaient allé se coucher depuis bien longtemps, et ne restaient que lui, et quelques autres irréductibles auxquels il n'adresserait la parole pour rien au monde. La solitude lui seyait bien mieux que la compagnie de personnes qu'il n'appréciait pas, et il aimait laisser ses pensées l'assaillir. Faire le vide de tout ce qui était extérieur à son esprit était son propre moyen de se détendre, et il en avait bien besoin, ce soir la. Fermant les yeux quelques secondes, le jeune homme caressa lentement le sombre velours du fauteuil dans lequel il siégeait. Comme tous les soirs, il se remémora point par point chaque moment de sa journée, analysant jusqu'aux minuscules détails que son cerveau avait pu capter. Avait-il eu des ressentis particuliers ? S'était-il produit quelque chose d'anormal ? Le préfet guettait avec avidité le moindre petit indice ayant pu lui échapper. Depuis plusieurs semaines, ses rêves au sujet du passé se faisaient de plus en plus fréquents, et il voyait son instinct se sur développer. Ce jour encore n'avait pas fait exception, puisque plus la concentration du jeune homme grandissait, plus il parvenait à lister ses différentes pulsions, ces étranges impressions qui le traquaient à longueur de temps. Il se souvint d'avoir croisé l'étrange Echo, le matin même. Alors qu'autrefois, il aurait posé un regard plutôt bienveillant sur elle, il avait perçu cette fois ci un certain agacement. Drôle de frustration liée à cette fille, que le serpentard ne pouvait expliquer. Etait-il en train de devenir fou, où était-ce simplement ses souvenirs du passé qui faisaient peu à peu surface ? Le jeune homme l'ignorait, mais il était las d'attendre, et las de n'avoir aucune réponse à ses questions. Ulysse avait toujours eu l'habitude de maîtriser chaque infime détail de sa vie, et maintenant que quelque chose lui échappait, cela l'obsédait complètement. Il ne pouvait pas accepter le fait d'être dominé par des souvenirs, des pulsions sur lesquelles il n'avait aucune emprise. Il refusait d'être le pantin de son âme d'antan, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Moins il en savait sur son passé, plus le serpent se sentait vulnérable, et c'était bien cela qui le rendait dingue.

Sentant qu'il allait une fois de plus commencer à perdre patience, Ulysse ouvrit les yeux, et mit brutalement fin aux vagues de pensées qui le submergeaient. L'heure de sa traditionnelle ronde de préfet n'allait pas tarder à arriver, et s'il y avait bien une chose qu'il détestait, c'était d'être en retard. Lentement, le brun se leva, et enfila un de ses pulls posé négligemment sur un canapé en face de lui. Ils n'étaient qu'au début de l'année, mais les cachots restaient froids et lugubres, et il ne tenait pas à se faire surprendre par la fraicheur des lieux. Balayant rapidement de ses prunelles sombres la salle commune, Ulysse la quitta d'un pas vif, et s'engouffra dans les couloirs des cachots, éclairant ses pas de sa baguette. L'heure était particulièrement tardive, et le jeune homme doutait de croiser qui que ce soit, mis à part deux trois couples en quête d'intimité, ou quelques premières années avides de sensations fortes. Cela l'arrangeait, en quelque sorte. Même s'il avait toujours su faire preuve d'une autorité charismatique, il n'avait pas spécialement envie de parlementer avec qui que ce soit. Au moins, le fait de marcher occuperait un minimum son esprit, et l'empêcherait de recommencer à se poser des milliards de questions, qu'il savait de toute manière sans réponse. Alors qu'il tournait à l'angle du couloir, Ulysse plissa les yeux. Il ne voyait quasiment rien, et ce malgré le faisceau lumineux que produisait sa baguette. Toutefois, ses sens étaient en alerte, et il crut percevoir une présence, à quelques dizaines de mètres devant lui. Un élève un peu trop aventureux avait probablement décidé de faire un petit tour dans les cachots, histoire de pouvoir faire le fier devant ses amis le lendemain. Le préfet se prépara à interpeller l'inconnu, et il accéléra le pas. Lorsqu'il ne fut plus qu'à quelques mètres de lui, Ulysse perçut enfin les contours d'un visage qu'il connaissait bien. Théodore Cumberbatch. Dans d'autres circonstances, le préfet n'aurait eu aucune inquiétude en le croisant. Ce serdaigle de sixième année n'avait rien de bien méchant, et il semblait même être complètement terrorisé par le serpentard qu'il était, et ce depuis un étrange incident survenu à la volière l'année précédente. S'il l'avait pris pour un fou quand Théodore s'était subitement enfui en le voyant, et ce sans aucune raison, Ulysse avait fini par se faire à l'idée, voire même à en jouer. Bien entendu, le jeune homme n'avait jamais fait preuve de cruauté, et s'était simplement contenté de jeter des regards sombres au serdaigle à chaque fois qu'il le croisait, mais cela avait suffit à lui faire suffisamment peur pour qu'il ne tente plus de l'aborder. A force, le brun avait fini par trouver ce petit jeu plutôt distrayant, et ne se lassait pas d'observer les réactions excessives de Théodore. Cependant, depuis quelques temps, les choses étaient différentes. Ce foutu instinct faisait encore des siennes, et une certaine méfiance avait commencé à envahir Ulysse à chaque fois qu'il croisait le serdaigle. Jusqu'ici, ce sentiment s'était fait plutôt discret, et il l'avait ignoré avec facilité. Pourtant, ce soir la, l'instinct d'Ulysse lui hurla de rester prudent à la minute même où il éclaira le visage de Théodore avec sa baguette. Il n'aurait su expliquer pourquoi, et cela l'intrigua instantanément, mais le jeune homme décida finalement de garder ses distances. L'aura qui émanait de Théodore lui semblait suffisamment suspecte pour qu'il ne tente pas le diable. Plantant ses prunelles sombres dans celles de son interlocuteur, Ulysse fronça les sourcils, et lâcha sur un ton plutôt neutre. « Cumberbatch ? Que fais-tu en dehors de ton dortoir à cette heure ci ? Et dans les cachots, en plus ». Simple constatation. Jouant son rôle de préfet à la perfection, le brun ne se montra en aucun cas agressif, ni même moqueur. La lueur étrange qu'il perçut dans le regard de Théodore alors qu'il lui parlait ne ressemblait pas à ce qu'il savait sur le garçon, et cela suffit instantanément à faire passer Ulysse de neutre à clairement méfiant. Le jeune homme détestait se trouver face à quelqu'un d'imprévisible, et c'était précisément que ce le serdaigle était à ce moment la. Adoptant une fois de plus un ton neutre, bien que plus froid que précédemment, Ulysse enchaîna. « Tu ne vas pas pouvoir rester ici. Je te raccompagnerai à ta tour ». Silencieusement, le préfet guetta la moindre réaction sur le visage de Théodore, sans cesser de pointer sa baguette vers lui. Dans le cas où leur conversation prendrait une tournure imprévue, il était prêt à réagir.


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MessageSujet: Re: On ne connait jamais assez la personne en face de soi (ulysse)   Lun 30 Déc - 19:13

Je l'attends patiemment, les mains dans les poches. La lumière se rapproche un peu plus, suffisamment pour qu'Ulysse me perçoive bien à présent. Je ne comprends pas pourquoi Théodore a peur de lui à ce point. Certes, il n'avait pas été tendre avec moi à l'époque mais de là, à être terrorisé, je ne comprenais pas. Cela m'exaspérait, ce gamin ne savait pas comment s'amuser, à sa place, je me serais vengé d'une façon ou d'une autre, j'en aurais profité, je lui aurais rendu la monnaie de sa pièce. Et c'était exactement ce que je comptais faire maintenant, l'opportunité était bien trop bonne pour ne pas en profiter. Je n'avais pas envie de jouer un rôle, d'agir comme le ferait Théodore dans une telle situation, même si, il était évident que de son propre chef, il ne se serait jamais mis dans une telle situation. Toujours à bouquiner et à éviter les ennuis, il ne savait vraiment pas s'amuser. Le serpentard leva sa baguette vers mon visage, m'éblouissant, je leva une main vers mes yeux pour atténuer la lumière, j'avais envie de lui arracher sa baguette et de la lui faire bouffer pour oser la pointer vers moi comme ça mais je pris sur moi, je me contenta de lui lancer un regard assassin. Il ne fallait pas que je me découvre tout de suite, le faire tourner en bourrique un petit peu, ne lui ferait pas de mal.

« Cumberbatch ? Que fais-tu en dehors de ton dortoir à cette heure-ci ? Et dans les cachots, en plus »

Je me contente de hausser les épaules pour lui répondre, un sourire en coin. Je n'allais pas lui dire, ce que je comptais faire, surtout pas à lui. D'une certaine manière, Ulysse avait compris que quelque chose n'était pas normal. Seule une personne stupide n'aurait pas remarqué que quelque chose clochait. Il était méfiant, me regardait comme si j'allais lui sauter dessus ce qui pourrait arriver soit d'y tant passant. Après tout, j'avais toujours été quelqu'un d'impulsif qui ne fallait pas chercher.

« Tu ne vas pas pouvoir rester ici. Je te raccompagnerai à ta tour. »

« Ça ! Je ne crois pas ! »

Mon ton était menaçant, je ne voulais pas rentrer maintenant, je commençais tout juste à m'amuser et ce n'était pas lui qui allait gâcher mon plaisir. J'avança d'un pas, puis d'un autre, le faisant reculer jusqu'à ce qu'il se retrouve le dos contre le mur. Un sourire sadique sur le visage, les mains toujours dans les poches, je m'amusais à regarder ce visage ébahis. Je baissa les yeux vers la baguette d'Ulysse qui était contre ma poitrine avant de reporter mon regard sur lui, je le fixais à présent, une lueur de défi dans le regard, comme pour lui dire, va-y ! Ose et tu le regretteras. Parce qu'il était évident que si je le voulais je pourrais le faire souffrir, juste pour avoir pointé sa baguette sur moi, il ne me fallait pas grand-chose pour m'énerver, je pouvais même aller jusqu'à le tuer ...


Il est bizarre ce rêve, Ulysse se trouve devant moi, il a l'air ... inquiet. Je ne sais pas où je me trouve mais je suis en colère. Pourquoi, je ne sais pas. J'ai soudain l'envie de lever mes mains vers la gorge d'Ulysse et de l'étrangler, pourquoi aurais-je envie de faire une telle chose ? Tout est brouillé, je ne vois pas clairement, je n'entends rien aussi. Vraiment étrange ce rêve, d'ailleurs est-ce que je rêve vraiment, tout ça m'a l'air si réel ...

Je lève ma main et pousse violemment la main d'Ulysse pour qu'il enlève sa baguette de mon torse, son bras retombe le long de son corps mais je vois les jointures de ses mains blanchirent tellement il la sert fort, prêt à s'en servir. Il semblait réfléchir, essayant de comprendre pourquoi j'agissais ainsi. D'habitude c'est Théodore qu'il côtoie, un garçon apeuré dès qu'il croise son regard, qui n'ose pas lui adresser la parole, qu'il frisonne en repensant à ces souvenirs qui ont surgit de nulle part. Pas un Théodore qui ne l'était pas réellement, osant lui répondre et lui tenir tête.

« Tu vas me jeter un sort si je ne t'obéis pas Knigth ? »

Je recule en écartant les bras, me mettant à sa merci, je sais qu'il ne tentera rien. Comme tous les autres, il n'est rien d'autre qu'un lâche qui n'a rien dans le froc. Des grandes gueules qui au moment d'agir n'assume pas et tremble comme des fillettes. J'avais fait des choses qui ne soupçonneraient même pas, des choses que même lui ne pourrait jamais faire, qu'il n'imaginerait même pas. Je continue à reculer, je serais bien fou de lui tourner le dos, je ne suis pas stupide. Je m'enfonce un peu plus dans le couloir qui même au cachot et qui m'éloigne de la tour des serdaigles sans quitter des yeux Ulysse. Je connaissais Maximilien, je savais comme il aurait réagi mais lui ! Lui, je ne savais rien et c'était excitant cette part d'inconnu, ne pas savoir ce que l'autre va faire.

« Alors Knight ! Tu dis que je ne peux pas rester ici mais tu crois vraiment pouvoir m'en empêcher ? »

Je le provoquais, je le poussais dans ses retranchements, je le sentais sur le point de craquer et c'est tout ce que j'attendais, qu'il craque, qu'il montre son vrai visage.


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MessageSujet: Re: On ne connait jamais assez la personne en face de soi (ulysse)   Sam 4 Jan - 17:13

Insolence. Cela ne ressemblait absolument pas au Théodore que connaissait Ulysse, et il ne cessa pas d'être sur ses gardes. Le fait d'avoir à considérer l'innocent serdaigle comme un ennemi, un véritable danger intriguait profondément le préfet, donc l'esprit était désormais en ébullition. Que diable pouvait-il se passer dans la tête du jeune homme pour qu'il agisse ainsi ? Depuis quelques temps, les comportements changeaient beaucoup, à poudlard. Le serpentard lui-même voyait se produire en lui des choses étranges, comme cette poussée d'instinct qui apparaissait de plus en plus fréquemment. Théodore était-il lui aussi submergé par une force inconnue ? Plus les secondes s'écoulaient, et plus Ulysse en était convaincu. En tout cas, son interlocuteur n'était pas dans son état normal, et il était de ce fait particulièrement imprévisible. Raison de plus pour faire preuve de méfiance, donc. Lorsque le ton menaçant du serdaigle lui parvint aux oreilles, Ulysse haussa les sourcils. Comment osait-il lui parler de cette façon ? Certes, il n'était ni directeur de l'école, ni professeur, mais il restait un préfet, et était censé représenter l'autorité et l'ordre. Cette attitude agressive et brutale fit réaliser au jeune homme que se tenait devant lui un être complètement étranger au Théodore qu'il connaissait. De mauvaises intentions semblaient agiter cet étrange garçon, et heureusement, le vert et argent s'y était préparé. Alors que son adversaire le poussait peu à peu à reculer, Ulysse lui opposa une forte résistance, et avança de nouveau d'un pas. Leurs visages se rapprochèrent, et les regards se firent plus menaçants. Le serpentard était bien loin de perdre son sang froid, et il n'avait jamais été du genre à ne pas répliquer lorsqu'on s'attaquait à lui de cette manière. Il ferait face au problème calmement, et surtout, éviterait de provoquer l'être imprévisible qu'était devenu Théodore. Si un incident se produisait, il n'aurait ainsi aucun tort dans l'affaire, et n'aurait été qu'en position de légitime défense. « Je ne sais pas à quoi tu joues, Cumberbatch, mais tu ferais mieux d'arrêter » lâcha-t-il sans cesser de le fixer dans les yeux, percevant presque une lueur de démence en eux. « N'oublie pas à qui tu as à faire. Ce n'est pas le moment de t'attirer des ennuis ». Lorsque le serdaigle lui poussa soudainement la main, les doigts d'Ulysse se refermèrent solidement sur sa baguette. Les intentions de son adversaires n'étaient pas claires, mais il semblait visiblement vouloir le provoquer, le pousser à sortir de ses gonds. Le serpentard avait l'habitude ce genre de comportement, surtout au sein de sa propre maison. Il avait depuis longtemps appris à résister au venin des serpents, et ce n'étaient pas les serres de l'aigle qui l'atteindraient. Alors que Théodore continuait à le provoquer avec arrogance, le serpentard ne desserra pas la pression sur sa baguette, et repoussa légèrement son adversaire, le maintenant à bonne distance de sa personne. Lui jeter un sort ? Il avait beau essayer, Ulysse était profondément concentré, et ne l'attaquerait pas. Ce ne serait que lui donner exactement ce qu'il voulait, et le brun se refusait à faire cela. Bien sur, il n'hésiterait pas à se servir de sa baguette, s'il le fallait, mais uniquement si le comportement du serdaigle devenait dangereux. A ses yeux, céder à la provocation était faire preuve de faiblesse bien plus que de force, et il serra les dents, sans cesser de fixer Théodore dans le blanc des yeux. « Je me servirai de ma baguette si tu m'y obliges, Théodore. Tu as peut-être envie de te battre avec moi, je ne sais pas. Personnellement, j'ai clairement autre chose à faire ».  Aux aguets, Ulysse guetta la réaction du serdaigle, prêt à réagir s'il sortait soudainement de ses gonds. Ce n'était pas le moment de relâcher son attention, et le serpentard ramena peu à peu sa baguette à hauteur de son torse, histoire d'être plus rapide en cas d'attaque ennemie. A sa grande surprise, Théodore n'attaqua pas immédiatement, et se mit à reculer, les bras en croix. Bordel, plus les secondes passaient, et plus son attitude perdait tout son sens. Le jeune homme semblait être habité par une vieille rancune dont Ulysse ignorait la provenance, mais il fallait croire que dans leurs vies passées, ils n'avaient pas dû être copains. Plissant les yeux en le voyant reculer, le vert et argent leva encore davantage sa baguette, et n'hésita pas à adopter une attitude bien plus menaçante que précédemment. Il n'avait pas l'intention de donner à Théodore ce qu'il voulait, mais restait tout de même un fier serpent. Il n'appréciait pas vraiment qu'on se moque de lui, et son cerveau pensait déjà stratégie, alors que l'autre ne cessait de reculer, toujours un peu plus loin. Appeler un professeur à la rescousse aurait été la solution la plus sage, et probablement celle que tout autre préfet aurait choisi. Simplement, Ulysse avait toujours été quelqu'un de réfléchi, et de plutôt individualiste. Cette fois-ci, quelque chose de très personnel poussait Théodore à agir ainsi, et il voulait absolument découvrir quelle était cette chose. Voir ses questions rester sans réponse rendait littéralement fou le jeune homme, et il sentait que le comportement étrange du serdaigle était lié à leur passé commun, passé qui, dans son cas, lui était totalement inconnu. Le serpentard était bien trop curieux pour laisser filer cette occasion d'en savoir plus, mais aussi bien trop fier pour laisser le cas Théodore à un professeur. Il avait toujours su quoi faire face à ce genre de situation, et s'en était toujours sorti. Pourquoi en serait-il autrement désormais ? Faisant un pas dans la direction du serdaigle, Ulysse poussa un bref soupir, démontrant son agacement, et presque son ennui. Si le jeune homme continuait à jouer les imbéciles agressifs, il ne pourrait probablement rien obtenir de lui, et serait obligé d'utiliser un sort pour appeler un professeur, ou éventuellement stupéfier Théodore jusqu'à ce qu'il ait la situation bien en main. Le brun ne voulait pas en arriver la, et darda donc ses prunelles sombres sur le bleu et bronze, lâchant d'une voix d'un calme olympien. « Je t'en empêcherai si tu m'y pousses, Cumberbatch. Ma patience a des limites, et de toute manière, ce couloir est sans issue, donc va faire un petit tour si tu en as envie. Je t'attendrai ici de pied ferme, et te ramènerai à ta tour, que tu le veuilles ou non ». La patience n'avait effectivement jamais été le point fort du serpentard, et il devait à présent faire preuve de toute sa concentration pour ne pas s'énerver. A force de faire du grabuge, Théodore finirait par pousser un professeur à venir voir qui faisait tout ce bruit, et Ulysse n'avait pas spécialement envie d'avoir à expliquer l'étendue de la situation à l'ensemble du corps professoral, puis au directeur. Intérieurement, il espérait que le serdaigle avait bientôt fini son petit cinéma, car il avait encore une ronde à effectuer.


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MessageSujet: Re: On ne connait jamais assez la personne en face de soi (ulysse)   Dim 5 Jan - 18:48

Tandis que je le forçais à reculer, Ulysse ne se laissa pas faire, me montrant une forte résistance qui m'amusa, il avança d'un pas et nos visages se retrouvèrent à quelques centimètres l'un de l'autre. Une guerre silencieuse dans nos yeux débuta, aucun de nous deux ne voulait céder le premier. Ulysse, semblait garder son calme jusque-là mais, je pouvais me montrer très patient quand je le voulais. Bon la plupart du temps, je ne l'étais pas, j'agissais sans réfléchir, j'étais du genre à foncer dans le tas plutôt que de calculer les options qui s'offraient à moi. On continuait à se fixer, je le regardais avec animosité pour ma part, le regard d'Ulysse lui semblait me scanner comme pour découvrir ce qu'il n'allait pas chez moi. Je repoussa sa main. M'attirer des ennuis ? Oui, c'est exactement ce que je cherchais, je cherchais tout simplement la bagarre, c'était le hasard qui m'avait fait croiser sa route, il n'avait simplement pas eu de chance de croiser mon chemin, je l'avais pris pour cible et je n'allais pas le lâcher tant que je ne l'aurais pas décidé. Tout ça, c'était tout simplement pour m'amuser, faire passer le temps mais aussi pour prendre ma revanche. Je le provoque un peu plus, je veux qu'il dérape, je veux le voir perdre son calme, alors je le provoque encore et encore, un geste, un regard, une parole, tout ce qu'il pourrait le faire réagir. Mais non, il ne fait que parler.

« Vraiment ? Je ne vois pas ce que tu as de mieux à faire, patrouiller dans les couloirs peut-être ? Mon dieu, que c’est passionnant ! »

Si le serpentard pensait que j'allais l'attaquer, il se trompait. Pas maintenant en tout cas, ce n'était pas le bon moment, il n'était pas assez énervé à mon avis. Je remarqua Ulysse ramener sa baguette vers lui, se tenant près à toute éventualité.

« Tu as raison, reste sur tes gardes, on ne sait jamais, je pourrais t'attaquer à n'importe quel moment ... »

Une menace qui fit son effet, Ulysse fut encore plus sur ses gardes ce qui me fit rire, je m'amusais de la situation, je m'amusais de la tête d'Ulysse qui ne comprenait rien. Je recula de bonne grâce, jamais Théodore oserait parler comme ça à un préfet, je le considérai comme un agneau, un agneau apeuré par le monde, entouré de loup, incapable de se défendre. J'avais décidé de le faire pour lui, j'avais décidé de prendre sa vie en main, je voulais qu'il devienne moi mais jusqu'à maintenant, je prenais le contrôle que lorsque celui-ci dormait, je ne pouvais pas apparaître sur demande et ça me mettait hors de moi. Rien que d'y penser, j'avais des envies de meurtres, tuer me démangeait, cela me manquait. J'étais malheureux avec Théodore, lui qui ne faisait pas de mal à une mouche, quel imbécile, il ne savait pas jouir des petits plaisirs de la vie. Ulysse plissa les yeux en me voyant reculer, au aguet et je recula un peu plus. Je connaissais le règlement, il ne pouvait pas me laisser partir comme ça, il serait bien obligé d'agir un moment ou à un autre. A ce moment-là, le serpentard avança d'un pas dans sa direction, en soupirant assez fort pour que je l'entende. Je souriais à pleine dent, content de l'agacer. Je me demandais si je devais passer aux choses sérieuses maintenant. Je pensais déjà à la prochaine rencontre entre Théodore et Ulysse, j'allais bien me marrer dans mon coin.

« Je t'en empêcherai si tu m'y pousses, Cumberbatch. Ma patience a des limites, et de toute manière, ce couloir est sans issue, donc va faire un petit tour si tu en as envie. Je t'attendrai ici de pied ferme, et te ramènerai à ta tour, que tu le veuilles ou non »

Il avait maîtrisé sa voix mais, le serpentard laissait quand même paraitre son impatience, il n'était pas aussi calme qu'il voulait le faire paraitre, ce qui n'échappa pas à mes yeux. Je cessa de reculer, jeta un regard derrière moi, je connaissais ces couloirs par coeur, je savais qu'il avait raison, c'était un cul-de-sac, je n'avais pas d'issu de ce côté-là.

« Tout compte fait, je n'ai plus envie de me promener ... »

Je remis mes mains dans mes poches et marcha vers Ulysse, qui semblait comme soulager, pensant que j'avais changé d'avis, que je me montrerais docile peut-être, que je me laisserais gentiment raccompagné à ma tour... il se trompait lourdement, jamais de ma vie je n'avais obéis et capituler aussi vite et ce n'était pas un gamin qui allait m'y faire arriver. Arriver à sa hauteur, je plongea mon regard noisette dans le sien. Un regard plein de haine, avec une lueur de folie, un regard qui exprimait mon dégoût pour lui, je le considérais comme moins que rien, j'avais finis d'être patient, c'était décidé, j'en avais tout simplement marre.

« ... par ici ! »

Me ramener à ma tour que je le veuille ou non, je voulais bien voir ça, je m'écarta d'Ulysse et je sortis ma baguette, finis d'être le louis patient, j'avais envie de me défouler, ici et maintenant, peu importe les ennuies que je pouvais causer à Théodore. S'il ne me laissait pas passer, j'utiliserais la force, je n'hésiterais pas une seconde.

« A nous deux Knight ! Tu as dit que tu m'en empêcherais ? Alors vas-y ! Je t'attends, je n'arrêterais pas ... je n'ai aucunement l'envie de rentrer à la tour des serdaigles et tu m'as fait perdre déjà trop de temps, alors finissons en une bonne fois pour toute. »

On était l'un en face de l'autre, baguette levés, prêt à se battre, se regardant en chien de faïence.

« Je suis d'humeur sympa ce soir Knight alors je vais te laisser le choix. Soit tu me laisses partir et tu ne m'as jamais vu ou ... on se bat, tu te prends une défaite cuisante et ... je continue mon petit bout de chemin tranquille... Alors, tu choisis quoi ? »

Sincèrement, j'espérais qu'il choisisse la deuxième option, il ne me laisserait jamais partir comme ça, ce n'était pas dans sa nature. Je commença à m'impatienter, tous mes muscles étaient en alerte, me baguette vibrait dans ma main, elle aussi impatience d'attaquer. Je débordais d'énergie, un sourire sadique sur le visage, une lueur démoniaque dans le regard, j'observais Ulysse en train de débattre silencieusement avec lui-même. Il m'était trop de temps à répondre, beaucoup trop de temps ... J'allais décider pour lui.

« Stupéfix ! »


The darkness never left me.
So we're in the worlds of forgotten
Like soldiers from a long lost war
We share the scars from our abandoned
And what we remember becomes folklore
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On ne connait jamais assez la personne en face de soi (ulysse)

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